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2,5 milliards d'euros injectés pour relancer la Wallonie: peut-on enfin y croire ?

 
 

Le gouvernement wallon sort un plan à 2,5 milliards d’euros pour remettre la Région sur les rails. Ce plan de relance de la Wallonie devrait permettre à la Région de répondre aux enjeux sociaux, économiques et environnementaux actuels ainsi qu'aux impacts des différentes crises. Le plan présente 4 grandes priorités:

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Alors, peut-on encore y croire? C'est la question à laquelle ont répondu plusieurs intervenants de l'émission 'C'est pas tous les jours dimanche". Parmi eux: Jean-Yves Huwart, auteur du livre "Pourquoi la Wallonie ne se redresse pas." Il s'est montré sceptique lors du débat: "Moi ce qui m'agace - et c'est vrai depuis longtemps et ça reste la réalité aujourd'hui - c'est le manque total de professionnalisme de cette stratégie et de ce plan. (…) Il n'y a aucun axe réellement développé, aucun planning, aucune exécution détaillée, comme c'est le cas des plans tels qui sortent depuis 25 ans en Wallonie."

On croule sous les factures énergétiques

Pour Jean-François Tamellini, secrétaire général de la FGTB wallonne, ce plan a un intérêt communautaire également. Rappelons que les syndicats ont participé aux discussions menant à l'élaboration du plan de relance: "Je rencontre des travailleurs, travailleuses, des pensionnés tous les jours. On ne me dit pas 'Camarade, on compte sur toi pour redresser la Wallonie'. Ce n'est pas leur première préoccupation. Ils me disent : 'Il y a une urgence sociale, on croule sous les factures énergétiques. On se met en certificat maladie car on n'arrive plus à remplir le réservoir'. (…)

Le défi est majeur mais l'équation est simple. On (Wallons) contribue à hauteur de 28% de la création de richesse au niveau belge, notre population représente 32%. Ces 4 % de différence, c'est ce qui fait le discours des nationalistes. C'est ce qui crée des problèmes, des polémiques. Avec ces 4 projets transversaux, on peut plus maitriser les retombées. A chaque fois qu'on crée un emploi de qualité en Wallonie, on diminue le différentiel avec la Flandre, on réalimente les caisses fédérales et on met fin aux discours nationalistes", conclut Jean-François Tamellini.

Moi j'y crois

Enfin, Bruno Colmant, professeur d'économie à l'UCLouvain et l'ICHEC est intervenu pour signaler la présence de trois entités dans les discussions d'élaboration du plan qui laisse penser que c'est une "bonne chose". Il développe : "C'est vrai que la situation de la Wallonie n'est pas bonne en termes de croissance par habitant, d'endettement public. Mais la croissance est d'abord un état de confiance, de volonté. Toutes les études de tous les courants économiques montrent une chose. La croissance d'une région dépend de deux facteurs : la reconnaissance de l'entrepreneuriat et d'autre part la qualité du dialogue social. Ce qu'on a dans ce plan, ce sont trois intervenants : le politique, les syndicats et le patronat qui s'allient pour un projet de croissance. Donc, moi j'y crois."


 

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