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Christie Morreale, ministre de la Santé: "Les 25-34 ans ne se font pas vacciner, car ils se posent des questions sur la fertilité"

 
 

Depuis le vendredi 15 octobre, le Covid Safe Ticket (CST) élargi est d'application en région bruxelloise pour se rendre dans différents lieux et à divers événements. Approuvé la semaine dernière par le Parlement bruxellois, le CST est instauré pour une durée de trois mois, jusqu'au 15 janvier 2022 donc. Il est entré en vigueur dans l’horeca, le sport, la culture, mais aussi les hôpitaux et les maisons de repos. Le 1er novembre, la Wallonie emboîtera le pas.

"Le problème continue"

Hans-Willem Snoeck, professeur en microbiologie et immunologie à l’Université de Columbia aux Etats-Unis, se dit très inquiet face au taux de vaccination des grandes villes. "La situation est pareille dans le sud des Etats-Unis. Il faut vacciner plus et il ne faut pas oublier que c'est une maladie vraiment mortelle", a-t-il dit sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche. "On a maintenant 10 morts par jour". 

Selon le professeur, si on n'augmente pas le taux de vaccination "le problème va continuer et ça sera presque une maladie chronique de la société".


Le Covid Safe Ticket est "une chose fantastique" et il faut l'instaurer, mais "sans la vaccination presque complète de la population, le problème continue", estime Hans-Willem Snoeck.

"Des questions sur la fertilité"

La ministre Christie Morreale explique que depuis l'annonce du Covid Safe Ticket, "on a un doublement des personnes qui s'inscrivent à la vaccination. On avait à peu près entre 600 et 800 personnes qui s'inscrivaient tous les jours et on est à peu près au double".

La vice-Présidente et Ministre de l’Emploi, de la Formation, de la Santé, de l’Action sociale, de l’Égalité des chances et des Droits des femmes précise cependant que de nombreuses personnes ont des inquiétudes concernant la fertilité. "Beaucoup de jeunes femmes et de jeunes hommes sont inquiets. Donc on doit vraiment pouvoir travailler sur des messages et donner des informations de manière médicale et scientifique sur le fait que ca n'impacte pas le nombre de personnes qui ont des grossesses, qui accouchent et dont les enfants vont bien". 

La ministre estime qu'on ne communique pas encore suffisamment sur le sujet et que répondre à ces questions permettra "de lever le frein". "Quand on voit le nombre de personnes qui ne se font pas vacciner, c'est surtout les 25-34 ans car ils sont jeunes et se posent des questions sur la fertilité".


"Il n'y a pas d'évidence scientifique qu'il y a des répercussions sur la fertilité", a répondu Hans-Willem Snoeck professeur en microbiologie et immunologie à l’Université de Columbia aux Etats-Unis.


 




 

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