En ce moment
 
 

Coronavirus: "Nous, les médias, avons une très grande responsabilité"

 
 

Dans C'est pas tous les jours dimanche, le flou dans lequel se trouvent de nombreux citoyens vis-à-vis des mesures sanitaires a été abordé. Christophe Giltay, journaliste, a donné son point de vue sur la situation et expliqué le rôle des médias dans cette crise que vit la Belgique.

"Il y a un grand désarroi dans la population, confie Christophe Giltay sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche. On en parle tout le temps. Les gens vous disent: on n'y comprend rien, on ne sait plus quoi penser." Selon le journaliste, il manque un "référent" pour l'ensemble de la population. "On a des experts aussi compétents les uns que les autres, au nord comme au sud du pays, qui ont des avis différents. Le gouvernement fait des annonces et puis, à cause des circonstances, est obligé de revenir sur celles-ci."

Christophe Giltay tient à aborder la responsabilité des médias dans la situation que nous vivons. "Nous, les médias, nous avons une très grande responsabilité parce que c'est nous qui transmettons ces messages. Nous ne prenons pas parti, forcément, ce n'est pas notre boulot. On doit simplement transmettre dans la plus grande honnêteté possible. Et c'est vrai que même nous, nous sommes dans le flou et nous avons beau avoir nos référents qui viennent tous les jours nous expliquer des choses à la télévision ou à la radio…"

Selon lui, il y a une "prise de conscience globale de la société face aux cas dramatiques". "Ici à RTL, on reçoit des coups de fil tous les jours de gens qui sont au bord du suicide. Des gens qui sont complétement désemparés, isolés, perdus. Je crois qu'il y a une vraie responsabilité et celle-ci ne peut être prise que par une seule catégorie de personnes, ce sont les hommes politiques. Les experts sont les experts, la décision politique doit être prise par les politiques. Et nous, les médias, nous devons, en responsabilité, arriver à traduire en langage clair pour les gens ce que les politiques nous disent. C'est tout."

CORONAVIRUS EN BELGIQUE : où en est l’épidémie ce 31 janvier?


 




 

Vos commentaires