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Ses vacances déjà réservées, Jacqueline se sent "obligée" de se faire vacciner: la réponse de Christophe Giltay, vacciné hier

 
 

La réticence à se faire vacciner reste importante au sien de la population. Selon le baromètre inter-universitaires de la vaccination, 38% des francophones refuseraient de se faire vacciner contre 20% des flamands.

Parmi les personnes qui doutent, Jacqueline, originaire de Dinant. L'équipe de "C'est pas tous les jours dimanche" l'a rencontré au marché de Jambes cette semaine. Elle explique :"Je devais me faire vacciner aujourd'hui, je l'ai annulé. Je n'ai pas envie maintenant. Je ne le sens pas à l'intérieur. Je le ferai pourquoi ? Parce que mes vacances sont réservées. Autrement, je ne le ferai pas. Je trouve qu'il n'y a pas assez de recul sur les vaccins. Il a été trop vite fait. (…) Franchement, c'est parce que mes vacances sont réservées, bloquées et que je ne peux pas annuler que je vais me faire piquer. Si je fais le test et qu'on me dit que je suis positive, il n'y a personne qui va me rembourser mes vacances. Je me sens obligée."

Piet Demeyere, porte-parole de TUI a fait savoir que sa compagnie permettait aux clients de pouvoir reporter jusqu'à 4 fois des vacances déjà réservées. 

Face à ce témoignage, Christophe Giltay, grand reporter pour RTL info a souhaité partager son expérience on ne peut plus récente de la vaccination : "Moi, j'ai été vacciné hier. J'ai un peu mal au bras. J'ai été vacciné à l'AstraZeneca. J'étais un peu hésitant. Vous savez tous ce qu'on a pu dire sur ce vaccin. Quand je me suis présenté je ne savais pas quel vaccin on allait me proposer." Christophe Giltay dit avoir hésité à se lever pour réclamer un autre vaccin. "J'ai appelé mon médecin. Elle m'a dit 'tu as gagné combien de fois dans ta vie au Lotto?' Jamais ! 'Eh bien voilà, ton taux de risque est à peu près équivalent'. Cinq minutes, j'étais sur une chaise avec une charmante dame médecin qui me faisait une piqûre. Ca s'est très bien passé."

Le vaccin n'a pas été fait trop vite

Nathan Clumeck, professeur émérite en maladies infectieuses à l'ULB et au CHU Saint-Pierre a souhaité répondre à Jacqueline de Dinant. Pour lui, Jacqueline est régi par des émotions dans ce débat aux quelles il faut répondre par des faits. "Vous dites que le vaccin a été fait trop vite. C'est à moitié vrai. Il a fallu dix ans de recherche pour trouver l'enveloppe qui permet d'avoir le vaccin. Si on n'avait pas fait ses recherches, on n'aurait pas ce vaccin. Et si on n'avait pas ce vaccin, je vous prie de me croire que nous serions loin de pouvoir partir en vacances. Le vaccin n'a pas été fait trop vite."

Enfin, Nathan Clumeck a tenu à clarifier un élément d'inquiétude. "Quand on vous injecte, cette dose d'informations (le vaccin), elle est tout de suite détruite. Elle est assimilée par l'organisme. Quand vous êtes infecté, c'est exactement la même chose qui se passe. Quand vous êtes infecté ou bien vous faites des complications tout de suite, ou bine vous guérissez."

Et de conclure: "Le vaccin ne pose pas de problème. C'est une chance de pouvoir se faire vacciner."


 




 

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