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Mélanie a loué des appartements juste pour les mettre sur Airbnb: "On gagnait jusqu'à 3000 € par mois pour un logement" (vidéo)

Deux formes de tourisme se sont affrontées sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche. D'un côté, Mélanie, prénom d'emprunt, sous-loue une chambre de son appartement sur Airbnb sans payer de taxe. De l'autre, une propriétaire de maison d'hôtes qui tente de se battre contre cette concurrence.

Mélanie, une jeune femme locataire d'un appartement, a commencé à sous-louer une chambre de son logement à des clients via Airbnb. Cela fonctionnait tellement bien qu'elle a décidé de louer deux autres appartements juste pour les mettre sur la plateforme. Tous les quelques jours, des touristes différents logeaient dans ces logements. Mélanie et son compagnon louaient un appartement à 1800 euros par mois et le proposaient à 30 ou 50 euros la nuit et par personne sur Airbnb. Ils en ont fait un véritable business. Le couple gagnait 2000 à 3000 euros par mois pour ce logement sans payer la moindre taxe.

Cependant, ils ont décidé d'arrêter de louer les deux autres logements après quelques mois. "Ca s'est développé, je ne vais pas le cacher, ce n'est pas négligeable, c'est une bonne rentrée d'argent. Mais il y a d'autres problèmes qui viennent avec. À l'heure actuelle, je n'ai plus que mon propre logement que je mets sur Airbnb", a confié Mélanie dans C'est pas tous les jours dimanche.

"Il y a eu des gens dans un immeuble en particulier qui n'appréciaient pas trop qu'il y ait des aller-retour dans l'immeuble", précise-t-elle. "On a sauté sur l'occasion d'arrêter, car c'est beaucoup de travail et ça me demandait beaucoup de temps et beaucoup d'énergie. Donc on a arrêté", a poursuivi la locataire.

Mélanie et son compagnon n'ont pas complètement arrêté. Ils continuent de sous-louer une chambre dans leur appartement via cette plateforme. "Airbnb prend une commission de 3 %, mais nous, on ne paie pas de taxe", a ajouté Mélanie.

Présente sur le plateau de l'émission, Muriel Charon, propriétaire de la Villa Balat à Namur a réagi en entendant ces propos. "Ce qui m'énerve, c'est que les ministres du Tourisme ferment les yeux", a-t-elle lancé.

"Je me dis qu'il serait quand même temps que les politiques arrêtent de faire les hypocrites parce que ça devient hallucinant. Il faut savoir qu'en Wallonie, quand vous ouvrez un hébergement touristique, quel qu'il soit, que ce soir sur Booking, Airbnb, ... N'importe quel hébergement, il faut au minimum une attestation de sécurité incendie en bonne et due forme, ça m'a coûté 3000 euros pour mes gîtes l'année dernière. Il faut un certificat de bonne vie et moeurs. Il faut un certificat d'exploitation, il faut aussi une responsabilité civile en cas d'accident", a détaillé la propriétaire qui doit payer de nombreuses taxes.

"Et donc, ça veut dire que le bourgmestre de la commune doit être au courant qu'il y a un hébergement touristique. Je voudrais savoir dans toutes les communes de Wallonie, combien de bourgmestres sont au courant du nombre d'hébergements touristiques qu'il y a dans leur commune", a expliqué la femme.

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