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Samuel, chauffeur de bus, dénonce la situation dans les transports en commun: "Une fois à bord, les voyageurs abaissent le masque"

 
 

La situation sanitaire de notre pays s’aggrave de jour en jour. Les chiffres Covid sont en augmentation. Dans les hôpitaux, le nombre d’admissions augmente également. Mais les mesures et gestes barrières semblent de moins en moins respectés.

Samuel est chauffeur de bus à Liège depuis 20 ans. Il pointe du doigt la situation dans les transports en commun et tire la sonnette d’alarme : il parle de bus bondés, du manque de distanciation sociale et du masque qui n’est pas porté correctement voire pas du tout. "Je suis inquiet, dit-il. Nous, nous sommes dans notre cabine, le chauffeur est protégé par un style de bâche mais au niveau des voyageurs, beaucoup ne portent déjà pas le masque à l’arrêt de bus où c’est déjà obligatoire et une fois qu’ils montent dans le véhicule, on va dire qu’ils le mettent un peu comme un mot de passe pour dire de monter dans le bus. Mais qu’ils sont à bord du véhicule, ils l’abaissent ou bien ne le mettent pas."

Certaines vont même jusqu’à trouver une autre astuce : "On va siroter sa boisson pendant tout le trajet ou on va manger un biscuit ce qui n’est pas autorisé à bord", dénonce Samuel qui estime que les chauffeurs n’ont pas vraiment leur mot à dire face à de tels comportements. "On voit ça, on n’a pas vraiment de pouvoir. Et le problème : on investit dans de beaux autocollants où on met 250 euros d’amende mais il n’y a de contrôle et les voyageurs le savent très bien", poursuit le chauffeur de bus.

Samuel estime qu’on ne peut pas demander aux chauffeurs de fermer les yeux sur tout ce qui se passe à bord. Il considère qu’il faut aussi pouvoir respecter les personnes qui suivent les mesures sanitaires. Mais ils doivent tenir le volant et n’ont pas forcément l’occasion d’aller gendarmer à l’arrière. "On ne sait rien faire."

Selon lui, la situation est pire qu’avant. Il observe un réel relâchement de la part des navetteurs. "Chaque fois que je fais un trajet, on a au moins une vingtaine de personnes qui ne portent pas correctement leur masque", note-t-il.

Mais comme le souligne Stéphane Degesves, chef de service des urgences à l’hôpital de la Citadelle à Liège, porter le masque reste très important. "On doit souvent rappeler aux gens la nécessité de porter le masque", conclut-il.


 




 

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