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"Le Grand bain", le remède anti-déprime de Gilles Lellouche

De gauche à droite Jean-Hughes Anglade, Mathieu Almaric, Leila Bekhti et Gilles Lellouche lors de la promotion du film "Le grand bain" le 25 août 2018 à AngoulêmeYohan BONNET

Avec "Le Grand bain", en salles mercredi, l'acteur Gilles Lellouche signe une comédie humaniste drôle et touchante façon "feel good movie", avec une pléiade de stars, de Guillaume Canet à Benoît Poelvoorde.

Pour son premier long métrage, dévoilé hors compétition lors du dernier Festival de Cannes, le populaire Gilles Lellouche ("Ma vie en l'air", "Les Petits mouchoirs") réunit un casting inattendu, "s'amusant à mélanger les chapelles", en faisant aussi appel à Leïla Bekthi, Marina Foïs, Virginie Efira, Mathieu Amalric, Jean-Hugues Anglade, le chanteur Philippe Katerine ou Félix Moati.

Dans l'esprit de "The Full Monty" (1997), où des chômeurs se font chippendales, "Le Grand bain" met en scène un groupe masculin de... natation synchronisée rêvant de décrocher le titre mondial de leur discipline.

Avec beaucoup d'humanité, Gilles Lellouche brosse les portraits attachants de quadragénaires déprimés réunis par hasard et qui trouvent dans ce défi insolite l'occasion de redonner un sens à leur vie.

"J'avais envie de parler de cette dépression et de cet ennui sourd que l'on peut rencontrer à un certain âge et qui laisse sans envie", avait expliqué à Cannes à la presse l'acteur et réalisateur de 46 ans.

"J'ai toujours été fasciné par des mecs capables de faire 20 km le dimanche soir pour se rejoindre et jouer au foot dans un stade municipal alors qu’ils ne se connaissent pas. Il y a une foi, un esprit de groupe entre des gens qui n'ont a priori rien à se dire. Ce ne sont pas des amis, mais ils partagent un moment très précis dans leur vie, où se joue quelque chose qui dépasse l’idée du sport, quelque chose comme l’esprit de corps", avait-il ajouté.

Le choix de natation synchronisée n'est pas un hasard: "C'est un sport socialement complexe à faire entendre et qui amène de la moquerie (...). On s'unit encore plus fort contre la moquerie!".

"En préparant un film il y a quelques années, j'ai rencontré un groupe d'alcooliques anonymes. J'ai été touché par l'incroyable générosité et la bienveillance que l'on peut y trouver. Cela m'a donné envie de parler de gens qui ne vont pas bien", a poursuivi Gilles Lellouche, qui revendique d'être "léger et dramatique dans le même scénario".

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