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A la Mostra, Johnny Depp plaisante sur son rapport à l'alcool

Italie

L'acteur américain Johnny Depp a fait son show vendredi à la Mostra de Venise, où il présentait le film "Waiting for the Barbarians", plaisantant à demi-mot sur son rapport à l'alcool, avant d'évoquer la carrière de sa fille Lily-Rose.

"Travailler en Italie a toujours été une expérience incroyable", a déclaré l'acteur d'"Edward aux mains d'argent", interrogé sur son rapport à l'Italie, lors de la conférence de presse du film. "Les gens parlent très bien italien ici", a-t-il plaisanté, faisant rire la salle. "La nourriture est très bonne".

"J'aime bien le vin occasionnellement", a-t-il encore dit, déclenchant à nouveau des rires de journalistes. "Pourquoi riez-vous?", a demandé l'acteur, qui avait été accusé par son ex-femme Amber Heard, lors de leur divorce en 2016, d'avoir connu "des problèmes de drogue et d'alcool".

L'acteur a ensuite retrouvé son sérieux pour dire que c'était "un rêve absolu de venir à Venise", affirmant à quel point il était "formidable" pour lui aussi d'être à la Mostra en même temps que sa fille Lily-Rose.

La fille de Johnny Depp et Vanessa Paradis est venue présenter à Venise cette semaine hors compétition "The King" de l'Australien David Michôd, un film Netflix dans lequel elle joue avec Timothée Chalamet.

"Elle aurait pu faire des tas de films qui rapportent plein d'argent", mais "ce n'est juste pas elle", a-t-il ajouté, louant "cette jeune femme incroyable, qui se comporte avec tant de dignité, et les choix qu'elle a faits". "Elle est impressionnante", a-t-il lancé. "Elle et mon fils sont mes dieux".

Dans "Waiting for the Barbarians" du Colombien Ciro Guerra, adaptation du roman éponyme de l'écrivain sud-africain J.M. Coetzee, l'acteur de 56 ans incarne un colonel sadique, chargé de surveiller les "barbares" qui vivent près de la frontière, dans un Empire sans nom.

Il entre en conflit avec l'administrateur d'un fort de cette région isolée (Mark Rylance), en désaccord avec la cruauté de ses méthodes de torture, appliquées aussi par un collaborateur zélé (Robert Pattinson).

Interrogé sur son rôle, Johnny Depp a défendu son personnage, affirmant que les "types méchants ne se lèvent pas le matin en disant qu'ils vont être affreux et causer le plus de ravages possible", mais qu'il y avait peut-être "un enfant brisé" derrière cet homme.

Le réalisateur Ciro Guerra ("Les Oiseaux de passage") a souligné de son côté à quel point le film, qui parle de la peur de l'étranger et des excès du pouvoir, lui avait semblé contemporain.

"Au fur et à mesure du tournage (...), ça semblait de moins en moins être une allégorie, et de plus en plus porter sur le monde d'aujourd'hui", a-t-il dit.

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