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Au Musée d'Orsay, un nouveau parcours met en valeur les post-impressionnistes

Au Musée d'Orsay, un nouveau parcours met en valeur les post-impressionnistes
Vue du musée d'Orsay à Paris le 2 septembre 2013BERTRAND GUAY

Le Musée d'Orsay propose un nouveau parcours aéré et moderne qui va permettre une visite cohérente des collections impressionnistes et post-impressionnistes, occasion d'exposer de nouvelles acquisitions et de mettre en résonance des œuvres majeures.

Neuf salles ont été complètement rénovées au 5e étage. Le nouveau parcours inclut peintures, sculptures, objets divers, et jusqu'aux débuts du cinéma.

Dans la continuité de la galerie des impressionnistes, les visiteurs pourront découvrir dès mardi les chefs d’œuvre post-impressionnistes aux couleurs vives, aux formes simplifiées: un mouvement de peinture qui s'était créé en rupture avec les impressionnistes, mais qui leur est profondément lié.

Ce sont 136 œuvres de ce mouvement pictural qui sont mises ainsi en valeur, dont certaines étaient rarement montrées.

Des Van Gogh - dont Orsay dispose de la deuxième collection au monde -, des Émile Bernard, des Paul Sérusier sont notamment à l'honneur.

Ce parcours multidimensionnel permet de faire le lien entre les différents talents des artistes.

C'est notamment le cas pour Gauguin, dont la magnifique femme sculptée en grès coloré, Oviri (sauvage), apparaît dans toute sa magie, de même que sa Porte de la Maison du Jouir d'Atuona (Iles Marquises), avec ses cinq linteaux sculptés en bois de séquoia.

Au milieu de la "Galerie Françoise Cachin", baptisée ainsi en hommage à la grande historienne de l’art et directrice du musée (1986-1994), cette Porte reconstituée ouvre sur le célèbre Cheval blanc, toile mystérieuse, symbolique et infiniment poétique, récemment restaurée.

Le symbolisme d'Odilon Redon est illustré dans trois grandes toiles habitées de rêve.

Selon Claire Bernardi, conservatrice spécialiste des post-impressionnistes, "ce parcours plus cohérent, plus spacieux, fait respirer les œuvres".

Un camaïeu de verts au mur, un parquet blond forment un décor léger et élégant. L'ouverture de fenêtres auparavant obturées apporte clarté et lumière.

Auparavant, les salles étaient étroites, la circulation intense. L'absence de continuité et de cohérence entre ces deux collections à la fois sœurs et rivales, rendait indispensable cette rénovation.

De nouvelles acquisitions sont présentées: "Bretonnes dans la prairie" d’Émile Bernard, "Les Tétraèdes" de Paul Sérusier, "Nature morte au lilas" du Hollandais Meijer de Haan, et un curieux "Vase porte-bouquet" plein d'humour de Paul Gauguin.

Enfin, les arts du spectacle ne sont pas oubliés, avec des silhouettes en zinc projetées au "Cabaret du Chat noir" et des extraits de films de James Williamson (A Big Swallow, 1901), d’Alice Guy (Le Coq dressé de Cook et Rilly, 1905).

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