En ce moment
 

Cannes entame sa 2e semaine avec le retour du sulfureux Lars Von Trier

Cannes entame sa 2e semaine avec le retour du sulfureux Lars Von Trier
Lars Von Trier au 64e Festival de Cannes, le 18 mai 2011FRANCOIS GUILLOT

Sept ans après avoir provoqué un des plus gros scandales du Festival de Cannes, Lars von Trier est de retour lundi sur la Croisette où il revient par la petite porte avec "The House that Jack Built".

Le film, avec Matt Dillon en serial killer, est présenté hors compétition à 20H30 GMT. Aucune conférence de presse n'est prévue même si le réalisateur donnera a priori des interviews mardi.

En 2011, Lars von Trier avait exprimé sa "sympathie" pour Hitler lors de la conférence de presse de son film "Melancholia". Malgré des excuses, il fut déclaré persona non grata à Cannes, une sanction sans précédent. Très apprécié de la critique, son film resta en compétition et l'Américaine Kirsten Dunst remporta le prix de la meilleure interprétation féminine pour son rôle de mariée dépressive.

Palme d'or en 2000 pour "Dancer in the Dark", le réalisateur danois n'a plus mis les pieds au Festival de Cannes depuis ce scandale.

"Pierre Lescure, président du Festival, et son conseil d'administration ont décidé d'accueillir le retour du réalisateur danois Lars von Trier en Sélection officielle", avait annoncé le Festival le mois dernier.

Sans commenter son invitation à Cannes, le réalisateur danois, âgé aujourd'hui de 61 ans, a dit regretter ses déclarations de 2011. "Je n'ai jamais été et ne serai jamais nazi", a-t-il affirmé récemment en recevant le plus prestigieux prix danois récompensant une personnalité de la culture.

"Les conséquences épouvantables de la conférence de presse m'ont coûté des années d'angoisse. Toute cette histoire m'a appris qu'il faut s'exprimer prudemment", avait-il ajouté, cité par le journal Politiken.

Il a récemment également été visé par des accusations de harcèlement sexuel proférées par la chanteuse islandaise Björk, le premier rôle de "Dancer in the Dark". "Ce n'était pas le cas. Mais le fait est que nous n'étions vraiment pas amis", s'est-il défendu.

Connu pour les scènes de sexe et de violence de ses films, Lars von Trier, grand habitué de la Croisette où il est venu dix fois, devrait présenter lundi un film chargé en hémoglobine.

La Croisette accueillera au même moment un autre grand revenant: l'Américain Spike Lee, de retour en compétition 27 ans après "Jungle fever". Il viendra présenter "BlacKKKlansman", l'histoire vraie d'un policier afro-américain infiltré parmi des membres du Ku Klux Klan, avec John David Washington et Adam Driver. Un film qui, contrairement à celui de Lars von Trier, concourt pour la Palme d'or.

Vos commentaires