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Claquettes et paillettes, les comédies musicales dévoilent leurs vestiaires à Moulins

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De "Chantons sous la pluie" à "My Fair Lady" en passant par "Le Fantôme de l'Opéra" et "Notre Dame de Paris", une exposition du Centre national du costume de scène (CNCS) de Moulins présente les costumes des comédies musicales emblématiques de Broadway à Paris.

Jusqu'au 28 avril, l'exposition "Comédies musicales, les costumes font leur show", réunit plus de 100 tenues de spectacles retraçant l'histoire de ce genre théâtral et musical né aux Etats-Unis.

"À la fin du XIXe siècle, les Américains ont besoin de s'inventer des spectacles qui leur sont propres, préférés aux opérettes à l'européenne", explique le directeur artistique de l'exposition et spécialiste du genre, Patrick Niedo.

L'exposition, dont la scénographie dévoile toute la vie du costume dans un décor de bois brut, met à l'honneur des tenues prêtées par les incontournables producteurs de Broadway, The Roundabout Theatre Company et The Shubert Archives.

Le ton est donné avec les costumes de "Anything Goes" et "A Chorus Line", en tulle et satin, brodés de perles, de strass et de sequins ou ceux garnis de plumes et de lainages imitant le pelage des félins de "Cats".

Sous la houlette des compositeurs Richard Rodgers et Oscar Hammerstein, le genre connaîtra pendant 20 ans, à partir du milieu des années 40, son "âge d'or", durant lesquels seront écrits les classiques du genre: "Le Roi et Moi" et ses costumes mêlant robes à crinolines et costumes orientaux; "My Fair Lady" dont la robe en organza transforme la pauvre fleuriste Eliza Doolitle en femme du monde; ou la "Mélodie du bonheur" et les culottes et robes "autrichiennes" des enfants de la fratrie von Trapp, confectionnés à partir de rideaux par leur gouvernante Maria, pour aller gambader en plein air.

Autres réussites: "Cabaret", présent à travers notamment la nuisette de Sally Bowles portée sur scène par la comédienne Emma Stone, ou "Grease" et ses costumes sixties dont le perfecto en cuir du personnage de Danny, jouée au théâtre Mogador à Paris.

Tombant en désuétude à New-York, les comédies musicales revinrent sous les feux de la rampe à Londres dans les années 80, grâce aux succès, toujours actuels, du baroque "Fantôme de l'Opéra" d'Andrew LLoyd Webber ou des "Misérables".

En France, "Les Parapluies de Cherbourg" de Jacques Demy ont eu droit à des versions scéniques mais c'est bien "Notre-Dame de Paris", qui relança le genre en 1998.

La comédie musicale, qui fait aussi l'objet d'une exposition à la Philharmonie de Paris jusqu'au 27 janvier, a vendu la saison dernière plus de 13,7 millions de billets à Broadway pour des recettes estimées à 1,70 milliard de dollars, selon des chiffres du secteur.

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