Le festival du film de Londres fait la part belle aux réalisatrices

Le festival du film de Londres fait la part belle aux réalisatrices
La réalisatrice italienne Alice Rohrwacher, le 14 mai 2018 au festival de CannesAnne-Christine POUJOULAT

Le festival du film de Londres a annoncé jeudi qu'il mettait les femmes à l'honneur de son édition 2018, dont cinq des dix films en compétition sont l’œuvre de réalisatrices.

"Nous avons sélectionné un très petit nombre de films en compétition. Nous voyons quelque chose de spécial dans le travail de ces réalisateurs", a déclaré la directrice du British Film Institute (BFI), au cours de la présentation du programme du festival. "Et parmi eux, 50% sont des femmes. Je pense que ça en dit long".

La Colombienne Cristina Gallego, l'Américaine Karyn Kusama, l'Italienne Alice Rohrwacher, l'Autrichienne d'origine iranienne Sudabeh Mortezai et la Chilienne Dominga Sotomayor sont les cinq réalisatrices en lice pour le prix du meilleur film.

Au programme de cette 62e édition, qui aura lieu du 10 ou 21 octobre, 225 films venant de 77 pays différents, dont "They Shall Not Grow Old" de Peter Jackson, qui sera diffusé en avant-première, à l'occasion du centenaire de la fin de la première guerre mondiale.

Ce film montre la réalité de la vie des soldats dans les tranchées grâce à des images d'archives restaurées et colorisées.

En ouverture, le festival déroulera le tapis rouge au réalisateur américain Steve McQueen qui viendra présenter, en première européenne, "Widows" (Les Veuves), un drame dans lequel apparaissent Viola Davis, Liam Neeson et Colin Farrell.

La première mondiale de "Stan & Ollie", de Jon S. Baird, qui relate la tournée au Royaume-Uni de Laurel et Hardy en 1953, clôturera le festival.

"Can You Ever Forgive Me ?", un biopic à l'humour acide de la réalisatrice américaine Marielle Heller sur l'écrivain-faussaire Lee Israel, avec Melissa McCarthy and Richard E. Grant, sera l'un des quelques long métrages à bénéficier d'une projection de gala.

"Capharnaüm", réalisé par la Libanaise Nadine Labaki, lauréate du prix du jury du dernier festival de Cannes, est également à l'affiche. Cette histoire d'un garçon révolté exprime l'indignation de la réalisatrice contre la précarité de l'enfance.

Le Britannique Terry Gilliam viendra quant à lui présenter "L'Homme qui tua Don Quichotte", aboutissement d'un travail de presque vingt ans, qui a essuyé plusieurs échecs avant d'aboutir.

Certains classiques du septième art sont également au programme, dont "Certains l'aiment chaud", sorti en 1959, avec Marilyn Monroe.

Le BFI rend aussi hommage au cinéma des origines, avec une projection intitulée "The Great Victorian Moving Picture Show", qui reprend des fragments des premiers films britanniques, réalisés entre 1897 et 1901.

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