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L'armateur CMA-CGM lance Zebox, incubateur et accélérateur de start-up innovantes

L'armateur CMA-CGM lance Zebox, incubateur et accélérateur de start-up innovantes
un navire porte-conteneurs de l'armateur français CMA-CGM, le 6 septembre 2018 dans le port du HavreCHARLY TRIBALLEAU
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Accompagner les start-up innovantes dans le domaine du transport, de la logistique ou encore de l'intelligence artificielle: c'est l'objectif que s'est fixé l'armateur français CMA-CGM avec l'inauguration jeudi à Marseille de "Zebox", un incubateur et accélérateur de projets à vocation internationale.

Cinq premières start-up ont pris place dans les 800m2 de bureaux égayés d'oeuvres d'art contemporain, inaugurés jeudi par la ministre des Transports Elisabeth Borne. "L'objectif est d'en accompagner 12 à 16 par an et 6 à 8 par cycle d'accélération d'ici 2020", explique Matthieu Somekh, responsable de Zebox.

La structure, créée par le numéro trois mondial du transport maritime par conteneurs, a vocation, outre un soutien financier, à accompagner avec ses quatre partenaires (Accenture, BNP Paribas, centrimex, EY) les startups dans leur développement en leur apportant "son expertise et ses réseaux", résume M. Somekh.

L'hébergement et l'accompagnement est facturé à "taux très faible" pour les startups en phase d'incubation (d'une durée d'un an avec une option de six mois supplémentaires). Pendant celle d'accélération (8 mois), la participation de la CMA-CGM se traduira par la prise d'obligations convertibles en vue de devenir à terme actionnaire, poursuit M. Somekh qui refuse d'en dire plus sur le montant de l'aide apportée.

"Zebox est un événement fondamental de la stratégie digitale du groupe CMA-CGM. Le digital est à la fois pour nous un levier de croissance, de différenciation et de performance", a souligné le PDG de la CMA-CGM Rodolphe Saadé, lors de l'inauguration.

Parmi les projets sélectionnés par Zebox, figure notamment Transpare, une plateforme digitale permettant aux exportateurs et importateurs de comparer les transitaires maritimes et aériens (intermédiaires entre les expéditeurs et les transporteurs chargés de la logistique) avec "plus de transparence", notamment grâce à un outil de cotation et au partage d'avis, et qui doit leur offrir un gain de temps, vante son fondateur Ali Messoudi.

"On est aux prémices de la digitalisation dans le fret, les innovations arrivent lentement", observe l'entrepreneur de 27 ans, ravi de ne pas "travailler dans son salon" et de bénéficier d'un accompagnement au moment crucial du développement de son entreprise.

"On profite des réseaux, de conseils dans le choix des profils de recrutement et dans la recherche d'investisseurs", poursuit le jeune dirigeant, qui a réussi à dégager 100.000 euros de chiffre d'affaires par mois depuis le lancement de son activité en juillet.

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