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Laisser s'exprimer les négationnistes? Mark Zuckerberg au centre d'une polémique

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(Belga) Le patron fondateur de Facebook Mark Zuckerberg se trouvait jeudi au centre d'une polémique après avoir annoncé que le réseau social n'allait pas censurer les messages niant l'existence de l'Holocauste.

Dans un entretien accordé mercredi au site spécialisé Recode, il a indiqué que Facebook allait supprimer certaines "fausses nouvelles" (fake news) susceptibles de déboucher sur des actes violents, tout en soulignant qu'il ne comptait pas censurer des propos qui auraient été tenus, selon lui, "sincèrement". "Je suis juif et il y a des personnes qui nient l'existence de l'Holocauste. Je trouve cela très choquant. Mais au bout du compte, je ne crois pas que notre plateforme doive supprimer ce genre de propos parce que je pense qu'il y a des choses sur lesquelles certaines personnes se trompent". Face à la vague de critiques, Mark Zuckerberg a ensuite fait parvenir un email à Recode pour clarifier ses déclarations. "Bien sûr, si un message franchissait la ligne rouge prônant la violence ou la haine à l'encontre d'un groupe en particulier, il serait retiré", a-t-il écrit. Depuis plusieurs semaines, Facebook est fortement critiqué pour laisser se propager des articles, des images ou des vidéos qui, sans contenir d'appel direct à la haine, peuvent être perçus comme un encouragement aux actions violentes. Le réseau social avait été accusé de laisser se propager des rumeurs à l'origine de heurts, tout particulièrement en Birmanie et au Sri Lanka. Peu avant la polémique, Facebook avait annoncé retirer les fausses informations postées sur le réseau et susceptibles de créer des violences de façon imminente. (Belga)

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