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Coronavirus - Des départements infirmiers réclament le retrait de l'AR relatif au personnel non qualifié

 
CORONAVIRUS
 

(Belga) Les directions des départements infirmiers de 14 hôpitaux de Fédération Wallonie-Bruxelles réclament le retrait d'un arrêté royal publié le 4 mai, relatif à l'exercice de l'art infirmier par du personnel de santé non qualifié moyennant une formation préalable. "C'est l'indignation la plus complète", s'étranglent les signataires dans une lettre ouverte publiée mardi.

Ces derniers reprochent à la ministre de la Santé publique, Maggie De block, "sous prétexte d'une crise sanitaire mal anticipée et des dotations infirmières depuis trop longtemps insuffisantes", de balayer "du revers d'une main, les multiples compétences complexes mais nécessaires pour exercer la profession d'infirmier dans toutes ses dimensions bio-psycho-sociale en la réduisant à un simple exécutant d'actes". Pour le bureau des directions des départements infirmiers, qui réunit celles des cliniques universitaires Saint-Luc, d'Erasme, d'Epicura, du CHR de la Citadelle à Liège ou encore du CHU de Charleroi, les professionnels infirmiers, en première ligne de la lutte contre le Covid-19, "ont besoin du soutien du monde politique et non d'un manque flagrant de reconnaissance". Déjà interpellée par les syndicats et l'Union générale des infirmiers de Belgique (UGIB) sur cet arrêté controversé, la ministre avait affirmé lundi qu'elle espérait ne pas devoir y recourir, à l'instar d'un autre arrêté publié le même jour sur la réquisition de professionnels de la santé pour faire face à la pandémie de Covid-19 jusqu'à la fin de l'année. Outre le retrait de l'arrêté visé, les départements infirmiers réclament qu'une "concertation réelle avec le secteur" soit mise en œuvre afin de relever les défis à venir. "Il est indispensable qu'une politique de planification concertée des besoins et des moyens, en termes de santé, soit entamée afin de fournir des soins de qualité à nos patients tout en garantissant la sécurité et le bien-être de nos équipes. Nous voulons de réelles mesures structurelles et non un pis-aller de mesures qui leurrent la population", concluent-ils. (Belga)

 




 

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