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Attentats à Bruxelles - deux ans après - "On s'est senti complètement abandonnés par les autorités"

Attentats à Bruxelles - deux ans après -

(Belga) Les victimes des attentats - et plus particulièrement celles qui ne se sont pas retrouvées à l'hôpital à la suite des événements du 22 mars 2016 - se sont senties complètement abandonnées par les autorités, affirme Philippe Vandenberghe, qui a été l'un des premiers à intervenir à Brussels Airport.

Le jour des faits, en arrivant à son bureau sur le site de l'aéroport, M. Vandenberghe, qui dispose d'une formation de secouriste, a entendu une explosion. Il est alors retourné au terminal pour aider les blessés en attendant les pompiers. "La première année après les attentats, ça allait relativement bien, mais je souffre depuis quelque temps de stress post-traumatique qui se caractérise par des dépressions, des troubles du sommeil", explique-t-il, visiblement marqué. "J'ai aussi une impression d'abandon, que les choses vont s'aggraver et que l'on n'en sortira pas. J'essaie d'obtenir de l'aide à l'étranger car il est difficile de trouver des spécialistes en Belgique." Philippe Vandenberghe, membre de l'association de victimes V-Europe, est toujours remonté contre les autorités. "Au début, elles pensaient que les assurances allaient s'occuper de tout, mais celles-ci ne se sont occupées que du minimum. Les victimes qui n'étaient pas à l'hôpital n'ont reçu aucune aide, on s'est senti complètement abandonnés pendant un an, jusqu'à ce que la commission d'enquête parlementaire ne découvre ce problème." En échangeant avec des victimes d'autres pays, M. Vandenberghe a constaté "d'énormes disparités" de traitement. "Si l'Espagne est à la pointe, la Suède semble complètement démunie. Malheureusement, la Belgique n'est pas dans la bonne moyenne." Malgré tout, il n'appréhende pas la date du 22 mars. "Je sais que je serai très affecté, mais je suis plutôt heureux qu'il y ait des commémorations. Je me suis occupé d'un mémorial. Maintenir la mémoire, c'est primordial pour les victimes. Ce sera très pénible mais c'est aussi un moment qui nous permet de nous retrouver et de garder espoir." (Belga)

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