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Des cheveux pour éloigner les limaces du potager: 2 écoles testent cette pratique ancienne et totalement naturelle

 
 

Si vous aimez jardinage, vous avez peut-être déjà entendu que les cheveux repoussent les limaces. Mais avez-vous déjà pris la peine de vérifier. Des élèves en coiffure et en horticulture d'un lycée technique du Hainaut mènent cette expérience pilote.

C'est un truc de grand-mère, du bon sens sur lequel vont miser les élèves de cette école de maraîchage : des cheveux barrières naturelles pour lutter contre l'invasion des limaces. Il s'agit là d'un répulsif bien éloigné des produits phytosanitaires. Depuis quelques semaines, les élèves de cette école de coiffure ont donc découvert la valeur nouvelle de ces cheveux qu'ils découpent en permanence. Alors qu'ils jetaient ces cheveux auparavant, ils vont désormais les réutiliser.

"Je trouve ça bien contre les limaces qui attaquent les légumes", estime Elisa, une élève en coiffure. "C'est bien parce qu'au lieu de jeter des cheveux, on peut les réutiliser", ajoute Abdoul, un autre étudiant. 

"Quand je travaillais dans le secteur privé, on avait un client qui venait chercher des cheveux justement pour éloigner les limages des légumes", explique Doriane La Sala, enseignante au lycée provincial Sciences et technologies. 

Dans cette école, on a donc voulu tester les dizaines de témoignages recueillis. Ce matin, place donc au concret : les cheveux récoltés sont posées autour des salades.

"Ils vont changer de direction"

"C'est pas un principe chimique, c'est vraiment basé sur le physique, sur la sensation de ces gastéropodes qui, finalement, usent leurs déplacements de par la sensation qu'ils ont avec le support. Comme ce support est extrêmement désagréable, ils vont changer de direction", note Stéphane Rétif, professeur au lycée provincial Sciences et technologies.

Dans quelques semaines, les premiers résultats seront analysés. Cette méthode archaïque pourrait refaire surface.

"Il y a très longtemps, les gens n'avaient pas de moyen comme on les a maintenant, c'était beaucoup plus naturel, et je pense que c'est nettement mieux", note Pierre, élève en maraichage à l'institut des arts et métiers du centre

Ce matin, le centre d'agriculture de l'université de Gembloux n'a pas pu nous confirmer l'efficacité de la méthode. Seule la bonne santé des salades pourra en témoigner. 


 




 

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