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Greta Thunberg, attraction mais aussi voix des sans-voix à Madrid

 
 

(Belga) La présence de Greta Thunberg à la COP25 à Madrid est loin de passer inaperçue, chacune de ses apparitions attirant dans son sillage une nuée de journalistes et de photographes. Lors d'une conférence de presse lundi matin, la jeune activiste suédoise n'a cependant pas voulu raconter sa propre histoire mais plutôt donner la parole à des jeunes du monde entier, dont les vies sont chamboulées voire menacées par les changements climatiques.

"Nous avons remarqué qu'il y avait une certaine attention médiatique", a malicieusement déclaré d'emblée Greta Thunberg, l'air timide, aux côtés de Luisa Neubauer, militante allemande du mouvement Fridays For Future. "Et nous avons estimé qu'il était de notre devoir d'utiliser cette attention pour donner la parole à ceux qui ont besoin de raconter leur histoire." "Luisa et moi n'allons pas parler aujourd'hui", a ajouté la jeune activiste, "nous allons laisser d'autres le faire. Nous sommes des privilégiés et notre histoire a été racontée à de nombreuses reprises." Pour l'inspiratrice des grèves des élèves pour le climat, c'est l'histoire des populations du sud et des communautés indigènes qui doit être entendue car ces dernières sont les plus fortement et rapidement touchées par les changements climatiques alors même qu'elles n'en sont pas responsables et ont de tous temps vécu en harmonie avec la nature. Plusieurs jeunes du monde entier ont ensuite pris la parole pour livrer des témoignages émouvants des effets des changements climatiques sur leur quotidien. Comme ce jeune homme des Iles Marshall, dont le cadre de vie même est menacé par l'élévation du niveau des mers, ou cette jeune Ougandaise dont "les rêves se sont transformés en cauchemars". (Belga)




 

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