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Implants mammaires: un registre national mis en place cet été

Implants mammaires: un registre national mis en place cet été
Un registre national recensant toutes les prothèses mammaires implantées en France sera mis en place cet étéMIGUEL MEDINA
cancer, pharmacie

Un registre national recensant toutes les prothèses mammaires implantées en France sera mis en place cet été, ont annoncé mardi les autorités sanitaires, quelques jours après l'interdiction de plusieurs modèles soupçonnés de favoriser une forme de cancer.

La création de ce registre qui répertoriera toutes les femmes porteuses était réclamée par les chirurgiens esthétiques et les patientes.

Développé par la profession, il était en fait prêt depuis trois ans mais sa mise en place était suspendue au feu vert administratif de la CNIL.

Ce registre "permettra d'améliorer le suivi des femmes porteuses d'implants mammaires", a estimé la Direction générale de la santé (DGS) dans un communiqué, au lendemain de la tenue d'un comité consacré à ces implants.

Ce "comité de suivi" réunissait les agences sanitaires, des représentants des associations de patientes et des professionnels de santé.

"Les échanges lors de ce comité ont rappelé une nouvelle fois l'importance de la bonne information des femmes avant toute pose d'implants mammaires et de la nécessité d'un suivi médical après", selon la DGS.

C'est pourquoi "les documents d'information (..) que les professionnels de santé doivent remettre aux femmes avant toute pose d'implant seront prochainement actualisés".

La France a interdit le 4 avril plusieurs modèles d'implants mammaires soupçonnés de favoriser la survenue d'une forme rare de cancer, le lymphome anaplasique à grandes cellules (LAGC).

Les prothèses interdites ont une surface extérieure en silicone "macro-texturée", c'est-à-dire rugueuse, ou en polyuréthane. Parmi elles figurent plusieurs modèles du fabricant américain Allergan de type Biocell. Cette texture est la principale mise en cause dans les cas de LAGC.

"A ce jour, 59 cas de LAGC ont été identifiés en France (...) et 3 sont en cours d'investigation", sur les 400.000 à 500.000 femmes porteuses d'implants mammaires en France, a précisé la DGS.

Compte tenu "de la rareté du risque" de LAGC et des "risques associés à l'acte de retrait" d'implants mammaires, "il n'est pas recommandé" d'enlever préventivement leurs prothèses aux femmes qui "ne présentent pas de signes évocateurs" de la maladie, a rappelé la DGS.

En revanche, les autorités sanitaires soulignent "la nécessité pour ces femmes d'avoir un suivi médical régulier".

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