Qualité de l'air: Hulot veut "inverser la tendance rapidement"

Qualité de l'air: Hulot veut
Le ministre français de la Transition écologique Nicolas Hulot, le 30 janvier 2018 à BruxellesEMMANUEL DUNAND

Le ministre de la Transition écologique Nicolas Hulot a affiché mardi sa volonté d'"inverser la tendance rapidement" en matière de qualité de l'air, alors que la France fait partie des neuf pays menacés par Bruxelles d'un renvoi devant la justice européenne.

"Une quinzaine de territoires en métropoles et en outre-mer sont concernés par des dépassements réguliers des pics de pollution. (...) Nous devons absolument inverser cette tendance rapidement", a déclaré Nicolas Hulot, dans un communiqué publié à l'issue d'une réunion à Bruxelles.

La Commission européenne, qui a convoqué neuf Etats membres pour discuter de leurs manquements réguliers en matière de respect des limites d'émissions de gaz polluants, leur a donné une dizaine de jours pour présenter de nouvelles mesures et ainsi éviter d'être renvoyés devant la justice européenne.

En France, il est estimé que la pollution de l'air provoque la mort prématurée de 48.000 personnes par an.

"Ils nous ont mis la pression, mais moi je ne m'en désole pas, parce que cela permet d'étayer (...) mes propres velléités", a assuré M. Hulot devant quelques journalistes en sortant de la réunion.

La France, a-t-il souligné, a déjà plusieurs actions en chantier: rattrapage sur la fiscalité du diesel, mesures d'accompagnement à destination des plus démunis pour changer de véhicules, aide pour changer sa chaudière au fioul. Ou encore le plan "massif" pour le vélo pour le quinquennat en cours.

"Tout ça fait partie d'un dispositif général, la seule chose, c'est qu'il y a une inertie. On voit quand même, heureusement, que le pire est derrière nous, mais personne ne peut se satisfaire de la situation", a-t-il dit.

Le ministre prévoit de rencontrer dans les semaines à venir des responsables de "régions et territoires" concernés par les pics de pollution afin de discuter de plans d'action supplémentaires.

"Il faut que chacun prenne sa part de responsabilité", a-t-il souligné.

"J'ai aussi demandé à ce que la Commission nous aide en renforçant des normes, notamment sur des véhicules, et notamment sur les camions", a-t-il encore ajouté.

La France est sous le coup de procédures d'infraction de la part de la Commission à la fois pour des dépassement sur les particules fines (PM10) et sur le dioxyde d'azote (NO2). In fine, ce type de procédures peut mener jusqu'à des sanctions financières.

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