Bpost n'enlèvera plus les colis le week-end: "C'est la crise"

Bpost n'enlèvera plus les colis le week-end:

"C'est la crise chez bpost. Ce n'est pas seulement l'actionnaire qui en fait l'expérience, mais le personnel vit aussi des moments difficiles", affirme mardi Jean-Pierre Nyns, du syndicat socialiste à la suite de la décision de bpost de supprimer l'enlèvement des colis le samedi dans les bureaux de poste.

Le secrétaire de la CGSP souligne que la pression au travail est devenue insupportable, alors que l'entreprise ne remplit pas les postes vacants. "En n'enlevant les colis que cinq jours par semaine au lieu de six, on peut faire des économies sur le personnel."

M. Nyns n'est pas satisfait de cette décision, "car cela signifie encore moins de services pour le client", fait-il remarquer. "Une grand-mère qui veut envoyer un colis à son petit-enfant ou une PME ou un petit indépendant qui utilise le service du samedi devra désormais attendre jusqu'au mardi au plus tôt pour voir arriver son colis."

Par ailleurs, la CGSP reproche également à bpost de ne pas remplir les postes vacants. "La pénurie de personnel provoque beaucoup de tensions, notamment en période de vacances", relève M. Nyns. "Les postiers travaillent parfois dix à douze heures. Des étudiants résilient leur contrat en raison de la charge de travail élevée, et presque tous les jours, il y a des menaces d'arrêt de travail."


"Lamentable qu'un acteur dont l'État belge est à moitié propriétaire prenne une telle décision"

Le Syndicat Neutre pour Indépendants (SNI) déplore aussi l'intention de bpost de ne plus collecter les paquets le samedi. Les petits détaillants indépendants et les PME, qui sont actifs en ligne et qui font appel à bpost pour l'envoi de leurs paquets, auront un désavantage concurrentiel supplémentaire par rapport aux grands détaillants actifs en ligne, estime le SNI.

"Il est lamentable qu'un acteur dont l'État belge est à moitié propriétaire prenne une telle décision", dit encore l'organisation. "Au lieu de tout mettre en œuvre pour rattraper le retard digital pris par nos PME, cette décision accroît encore davantage la différence avec nos pays voisins. C'est la raison pour laquelle le SNI demande que le ministre De Croo, dont le champ de compétence englobe la gestion de bpost, intervienne pour faire changer bpost d'avis".

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