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Bure: des anti-nucléaires s'approchent de nouveau du bois Lejuc

Bure: des anti-nucléaires s'approchent de nouveau du bois Lejuc
Des gendarmes à Bonnet près de Bure le 3 mars 2018 contrôlent la route à proximité d'un rassemblement d'activistes anti-nucléaires JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Des opposants au projet d'enfouissement des déchets nucléaires de Bure (Meuse) réunis pour le week-end s'approchaient de nouveau dimanche du bois Lejuc, évacué il y a dix jours, au lendemain d'échauffourées avec les forces de l'ordre.

En fin de matinée, une centaine de personnes se dirigeait par groupes vers le bois Lejuc en passant à travers champs, selon une source proche du dossier.

Des échauffourées sans incident grave ont eu lieu samedi après-midi entre les forces de l'ordre et environ 300 manifestants (400 selon les organisateurs) lorsque le cortège s'est approché du bois Lejuc, épicentre de la contestation au projet baptisé Cigéo.

Un arrêté préfectoral avait interdit toute manifestation dans la zone.

"La nuit a été extrêmement calme", a indiqué la préfète de la Meuse, Muriel Nguyen.

Un concert a réuni une soixantaine de personnes à Mandres-en-Barrois, commune proche de Bure où se situe le bois Lejuc et où se déroule dans une grange un rassemblement de "vingts-six comités de lutte" prévu de longue date.

Dans la matinée de dimanche, des groupes d'opposants au nucléaire ont relié à pied Bure, où se situe la Maison de résistance, leur lieu de vie, au village de Mandres-en-Barrois. Des gendarmes mobiles étaient positionnés le long du trajet.

"La bataille va s'articuler entre des manifestations offensives, déterminées, une visibilité médiatique et des recours juridiques", a expliqué à l'AFP un opposant anti-nucléaire qui se fait appeler Jérôme, satisfait de la mobilisation.

"Il y aura peut-être une envie d'aller aux champignons (aux abords du bois Lejuc dimanche), les balades permettent de prendre l'air", a-t-il ironisé.

Le 22 février, une quinzaine d'opposants qui occupaient le bois Lejuc depuis l'été 2016 avaient été évacués à l'aube par 500 gendarmes.

Le site, vaste de 221 hectares, a été retenu par l'Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra) pour y procéder à des forages exploratoires avant de déposer en 2019 une demande d'autorisation formelle de création du site de stockage des déchets nucléaires.

Le futur Centre industriel de stockage géologique, dont la phase pilote doit démarrer en 2025, vise a enfouir à 500 m sous terre les déchets les plus radioactifs du parc nucléaire français.

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