Bure, Lyon-Turin, A45... des projets contestés en France

Bure, Lyon-Turin, A45... des projets contestés en France
Des militants au projet d'enfouissement des déchets nucléaires à Bure (Meuse), le 4 mars 2018JEAN-CHRISTOPHE VERHAEGEN

Alors que se poursuit mercredi l'opération d'expulsion des occupants illégaux du site de Notre-Dame-des-Landes, trois mois après l'abandon du projet d'aéroport, des opposants à d'autres chantiers se mobilisent en France au nom de l'environnement.

- Bure -

A Bure (Meuse), une "maison de la résistance" a été érigée en 2004 contre le projet de centre d’enfouissement de déchets nucléaires.

Le bois Lejuc où doivent se dérouler des forages exploratoires, était occupé par une quinzaine d'opposants jusqu'à son évacuation en février 2018 par des gendarmes.

Le projet Cigéo vise à enfouir à 500 mètres sous terre les déchets les plus radioactifs du parc nucléaire français.

- Sivens -

Après l'abandon du projet de barrage à Sivens (Tarn) suite au décès de l'écologiste Rémi Fraisse en octobre 2014, la construction d'une retenue d'eau plus petite au même endroit reste en discussion. Une décision est attendue pour juin.

Il reste peu de zadistes sur place mais la tension reste vive autour du nouveau projet.

- LGV Lyon-Turin -

Emmanuel Macron a assuré fin septembre 2017 que France et Italie restaient "pleinement engagées" pour la réalisation à horizon 2030 de la ligne ferroviaire à grande vitesse Lyon-Turin (coût total prévu de 18,3 milliards d'euros, dont 8,4 pour la France).

Le tunnel de 57 km entre la vallée de la Maurienne (Savoie) et le Val de Suse rencontre des difficultés techniques côté français.

Les opposants se font encore entendre mais interviennent moins sur le terrain.

- Projet A45 -

Cette liaison d'environ 50 km doit doubler l'autoroute A47, saturée, entre Lyon et Saint-Étienne, pour un coût de 1,2 milliard d'euros. Le gouvernement doit donner son feu vert pour une ouverture fin 2022.

Des associations et des riverains dénoncent une réalisation "climaticide". Ils ont édifié une "tour de veille" au milieu de vergers menacés.

- Contournement à Strasbourg-

Nicolas Hulot a exigé que le projet de contournement autoroutier (GCO) de Strasbourg, relancé à la fin des années 1990, soit "sérieusement retravaillé".

La mise en service est prévue en 2020, mais cette rocade de 24 km menace l'habitat du grand hamster d'Alsace, espèce protégée. La dernière manifestation a mobilisé 300 personnes en janvier.

- Europa city dans le Val-d'Oise -

Le projet Europa city, un centre commercial et de loisirs prévu à Gonesse (Val d'Oise), "mastodonte" de 3,1 milliards d'euros porté par Immochan, filiale du groupe Auchan, cofinancé par le chinois Wanda, est contesté par de nombreuses associations.

Un collectif demande l'abandon du projet prévu pour 2024. La justice administrative a annulé en mars 2018 l'arrêté préfectoral créant la zone d'aménagement concerté (ZAC).

- Center Parcs de Roybon -

Ce projet de complexe de vacances du groupe Pierre&Vacances dans la forêt de Chambaran (Isère) est à l'arrêt depuis 2014 après l'interruption du défrichement par des zadistes.

La justice administrative, saisie par des associations écologistes, a annulé en 2015 ce projet d'un montant de 390 millions d'euros.

Deux autres projets de Center Parcs, au Rousset (Saône-et-Loire) et à Poligny (Jura) sont contestés localement.

- Éco-vallée du Var-

Le projet d'éco-vallée de la plaine du Var prévoyant notamment le transfert d'un marché d'intérêt national (MIN - marché de gros) sur des terres agricoles, est contesté par des associations écologistes qui ont obtenu, auprès la justice administrative en janvier 2018, l'annulation de l'arrêté préfectoral autorisant ce déménagement.

- Contournement en Dordogne -

Une douzaine de "zadistes" sont installés sur la commune de Beynac-et-Cazenac (Dordogne) contre un projet de contournement routier. Les opposants contestent ce projet "vieux de 30 ans" qui "défigurerait la vallée de la Dordogne".

- Gaz dans le Finistère -

Un projet de centrale au gaz à Landivisiau (Finistère) qui devait démarrer en 2016 pour sécuriser l'approvisionnement électrique de la Bretagne, a pris du retard en raison de recours d'associations écologistes.

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