Commerce: l'UE prépare sa riposte à Trump

Commerce: l'UE prépare sa riposte à Trump
La Commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström à Bruxelles, le 21 décembre 2017Aris Oikonomou

La Commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström, a promis mardi une vive riposte si le président américain Donald Trump décidait de frapper durement l'UE par des mesures commerciales restrictives.

"Si le président américain Donald Trump frappe dur, nous allons prendre des contre-mesures", a promis Mme Malmström, en arrivant à une réunion des ministres européens du Commerce à Sofia, où ils comptent évaluer différents scénarios de réactions possibles.

Les 28 pays de l'Union européenne sont très inquiets des mesures envisagées par l'administration Trump. Cette dernière a récemment élaboré trois scénarios pour des taxes ou des quotas sur les importations américaines d'aluminium et d'acier, pointant la nécessité de préserver la sécurité nationale et l'emploi aux Etats-Unis.

Le président Donald Trump a jusqu'au 11 avril pour trancher le dossier de l'acier et jusqu'au 19 avril pour celui de l'aluminium.

En réponse à ce que pourrait décider M. Trump, Mme Malmström n'a pas exclu l'option des "mesures de sauvegarde". Ces mesures consistent à restreindre temporairement les importations d'un produit pour protéger une branche de production nationale (ou de l'UE en l’occurrence) donnée contre un accroissement des importations d'un produit qui cause ou menace de causer un dommage grave à ladite branche de production.

"Ce serait l'une des options, mais nous devons voir (ce que le président Trump va faire). Pour l'instant, nous ne savons pas ce qu'il va faire et quand il va le faire", a dit Mme Malmström.

Si les Etats-Unis prenaient des mesures commerciales trop restrictives, l'UE pourrait non seulement ne plus pouvoir vendre son acier ou son aluminium dans ce pays, mais pourrait également être submergée par des importations chinoises à bas prix. Ces "mesures de sauvegarde" permettraient ainsi d'y faire face.

Selon le secrétaire d'Etat Matthias Machnig, "l'Allemagne, la France, l'Italie et l'Espagne ont eu une discussion à ce sujet mardi matin". "Nous étions totalement d'accord sur ce point. Nous allons préparer une réaction", a-t-il dit.

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