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De longs applaudissements pour les victimes et les pompiers lors des funérailles d'Etat à Gênes

Italie

(Belga) De longs applaudissements ont salué la lecture, pendant les funérailles d'Etat, des prénoms des 38 morts identifiés du pont effondré et l'évocation des dernières victimes retrouvées samedi matin à Gênes, dans le nord de l'Italie.

Des applaudissements ont aussi retenti quand l'archevêque de Gênes, Angelo Bagnasco, a évoqué les efforts des pompiers et de tous les secouristes. "L'effondrement du pont Morandi a transpercé le coeur de Gênes. La blessure est profonde", a déclaré le cardinal Bagnasco dans son sermon, en précisant avoir reçu vendredi un appel de solidarité du pape François. "Gênes ne se rend pas. L'âme de son peuple est traversée ces jours-ci de mille pensées et sentiments, mais elle continuera à lutter, comme les autres fois", a-t-il assuré, en référence à d'autres drames récents. Située à flanc d'une montagne à l'urbanisation parfois anarchique, Gênes a connu plusieurs inondations meurtrières ces dernières années. Et en mai 2013, un porte-conteneurs avait violemment heurté la tour de contrôle du port, précipitant tous ses occupants dans la mer (huit morts et un disparu). "Nous savons que toute parole humaine, aussi sincère soit-elle, restera peu de chose face à cette tragédie, et que même la justice qui est due ne pourra effacer et restituer", a aussi expliqué Mgr Bagnasco. Son ton réconfortant contrastait avec les propos nettement plus durs de ceux du sermon de l'archevêque de Naples, Crescenzio Sepe, lors des funérailles vendredi de quatre jeunes d'une commune de la baie. "On ne doit pas mourir par négligence, par incurie, par irresponsabilité, par superficialité, par bureaucratisme", avait martelé ce dernier. La moitié des familles des victimes ont choisi de ne pas participer à ces funérailles, en pointant la responsabilité de l'Etat dans le drame ou pour un adieu plus intime. (Belga)

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