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Habitat indigne: 2.000 taudis rénovés depuis 2012 avec l'aide de la Fondation Abbé Pierre

Habitat indigne: 2.000 taudis rénovés depuis 2012 avec l'aide de la Fondation Abbé Pierre
Un immeuble condamné pour insalubrité, le 7 juin 2017 à Saint-Denis, en banlieue parisienneSarah BRETHES

Quelque 2.000 taudis, occupés par des propriétaires pauvres, ont été rénovés en France avec l'aide de la Fondation Abbé Pierre (FAP) à travers son programme de lutte contre l'habitat indigne baptisé "SOS Taudis", a indiqué l'association mardi.

En novembre 2018, l’effondrement de deux immeubles de la rue d'Aubagne à Marseille, causant la mort de huit personnes, a relancé le débat autour des logements insalubres. Selon la FAP, 1,3 million de personnes vivent actuellement "dans des logements qui menacent leur santé et leur sécurité".

Problèmes d'humidité, logements mal ventilés, murs fissurés, plafonds risquant de s'effondrer ou encore installations électriques vétustes: ces logements présentent de nombreux risques, notamment pour les jeunes enfants, souligne la FAP.

Dans un cas sur deux, les occupants des 600.000 logements indignes en France sont des propriétaires pauvres qui n'ont pas les moyens de réaliser des travaux de rénovation ou de se loger dans un logement décent, constate la Fondation.

"L'habitat indigne ne concerne pas que des locataires victimes de marchands de sommeil: on peut à la fois être propriétaires et pauvres et mal-logés", souligne Julia Faure, responsable du programme "SOS Taudis".

Depuis 2012, ce sont 2.000 d’entre eux en France qui ont bénéficié d’une aide aux travaux de la FAP pour un total de 9 millions d'euros. "Les deux tiers des logements qui ont été rénovés étaient des habitats indignes, un tiers des logements qui avaient besoin de rénovation énergétique car les gens qui y vivaient avaient froid", détaille Mme Faure.

En 2018, l'Agence nationale de l'habitat (Anah) a rénové plus de 12.000 logements indignes.

En janvier, la Fondation Abbé Pierre a demandé au gouvernement la mise en place d'"un plan national de résorption sur 10 ans". "La lutte contre l’habitat indigne doit faire l'objet d’une action plus soutenue de la puissance publique", estime-t-elle.

Le ministre du Logement Julien Denormandie avait alors annoncé le lancement d'une vaste consultation, avec un délai fixé au 30 avril, pour dresser un état des lieux de l'habitat indigne dans chaque département.

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