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Impôt sur les dividendes aux Pays-Bas: l'opposition déchaînée contre Rutte

Impôt sur les dividendes aux Pays-Bas: l'opposition déchaînée contre Rutte

(Belga) L'opposition néerlandaise a vivement pris à partie mercredi le Premier ministre Mark Rutte après la publication tardive de documents sur son projet controversé de suppression de l'impôt sur les dividendes des sociétés.

Les parlementaires de l'opposition ne sont toutefois pas parvenus à faire passer une motion désapprouvant l'attitude de M. Rutte. Et le Premier ministre libéral a maintenu ses positions lors d'un débat marathon de neuf heures à la chambre basse du parlement, qui n'a pris fin que tard dans la nuit de mercredi à jeudi. Les parlementaires sont scandalisés après la révélation tardive par le gouvernement de coalition, sous la pression, de son projet d'exempter les entreprises de l'impôt sur les dividendes, une mesure qui selon le gouvernement devrait attirer davantage d'investissements. L'opposition s'est indignée de ne pas avoir été informée plus tôt de ce plan, qui figurait dans des notes établies au moment des difficiles négociations menées en 2017, après les élections législatives de mars, pour parvenir à créer l'actuel gouvernement de coalition à quatre partis. Lors d'un débat en novembre, M. Rutte avait affirmé ne pas se souvenir d'avoir vu de telles notes pendant ces huit mois de négociations. Puis vendredi, il avait déclaré que ces notes internes existaient peut-être mais qu'il ne se rappelait pas les avoir vues. Cette semaine, M. Rutte a fait volte-face et a fait publier les documents, ce qui a déclenché la fureur de l'opposition, qui a accusé le Premier ministre de l'avoir trompée. "La vérité n'a pas été dite sur la suppression de l'impôt sur les dividendes", a ainsi déclaré lors du débat le chef du parti travailliste, Lodewijk Asscher. "Le Premier ministre est responsable de cela. Il n'a pas agi de manière crédible", a-t-il dit. "Le Premier ministre aurait dû informer le Parlement, mais il ne l'a pas fait tant qu'il n'a pas été placé sous pression", a souligné Jesse Klaver, leader du parti écologiste de gauche GroenLinks. "Rutte nous a tout simplement menti", a lancé le dirigeant de l'extrême droite néerlandaise, Geert Wilders, chef du Parti pour la liberté (PVV). Malgré l'intensité du débat, M. Rutte a maintenu ses affirmations. Il a assuré devant les députés qu'il n'avait "véritablement pas eu connaissance" de ces notes en dehors d'une note interne de son parti libéral VVD. "J'ai simplement dit la vérité, et c'est comme ça", a-t-il déclaré. (Belga)

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