Jusqu'à 10 ans de prison pour des Russes qui avaient fabriqué des explosifs

Jusqu'à 10 ans de prison pour des Russes qui avaient fabriqué des explosifs
Des peines allant jusqu'à 10 ans de prison ont été prononcées contre 5 Russes qui avaient fabriqué du TATP, l'explosif prisé des milieux terroristes, qu'ils comptaient utiliser pour des projets liés Jacques Demarthon
Russie

Des peines allant jusqu'à 10 ans de prison ont été prononcées mercredi à Marseille contre cinq Russes qui avaient fabriqué, quelques jours après les attentats de janvier 2015, du TATP, l'explosif prisé des milieux terroristes, qu'ils comptaient utiliser pour des projets liés au banditisme.

Selimkam Ismailov, 27 ans, un Tchétchène installé à Béziers (Hérault), a été condamné à 10 ans de prison avec une période de sûreté des deux tiers. Le 19 janvier 2015, les policiers avaient découvert chez lui 149 grammes de TATP en cours de séchage et des produits précurseurs nécessaires à la fabrication de cet explosif surnommé la "Mère de Satan".

En dépit de certaines marques de radicalisation islamiste, la piste terroriste avait été rapidement abandonnée et l'enquête avait été confiée à la juridiction interrégionale spécialisée de Marseille. Dans son réquisitoire, la procureure Isabelle Candau avait évoqué "deux projets" liés au banditisme: un attentat envisagé contre "un riche Russe" vivant à Nice et l'utilisation d'un engin explosif pour un règlement de comptes à Sète.

Les produits ayant servi à la fabrication de l'explosif avaient été achetés dans des grandes surfaces de bricolage de la région de Montpellier.

Le commanditaire de cette fabrication d'explosif, Valerijs Kulikovskis, un Letton-Russe en conflit avec des voyous sétois, a lui aussi été condamné à 10 ans de prison avec une mesure de sûreté aux deux tiers.

Considéré comme le "chimiste" ayant enseigné la recette de fabrication de l'explosif, Daniil Elesin, un jeune homme originaire de Saint-Pétersbourg, s'est vu infliger 7 ans de prison et a été interpellé à la barre du tribunal. Le jeune homme était en état de récidive après été déjà condamné en 2011 pour une explosion survenue dans sa chambre universitaire de Montpellier alors qu'il fabriquait du TATP.

Neuf ans de prison ont été prononcés contre Magomed Magomedov, qualifié d'intermédiaire.

Deux autres prévenus étaient jugés uniquement pour association de malfaiteurs: un homme interpellé avec une sorte de chaussette garnie de papier d'aluminium, vraisemblablement destinée au transport de cet explosif très instable, a été condamné à trois ans de prison et la compagne d'un des prévenus à deux ans de prison avec sursis.

Le tribunal a prononcé pour l'ensemble des prévenus une interdiction de porter une arme pendant cinq ans.

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