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La Bourse de Paris clôture en nette hausse

La Bourse de Paris clôture en nette hausse
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a fini lundi sur une note optimiste (+1,06%), plaçant ses espoirs dans les négociations commerciales qui ont repris entre Chinois et Américains, un dossier qui a constitué le principal catalyseur sur les marchés.

L'indice CAC 40 a gagné 52,83 points pour terminer à 5.014,47 points, dans un faible volume d'échanges de 2,89 milliards d'euros. Vendredi, il avait fini en baisse de 0,48%.

La cote parisienne a ouvert en hausse, flânant autour des 5.000 points au fil d'une séance calme.

Wall Street progressait à l'ouverture lundi, accueillant favorablement la reprise des discussions entre la Chine et les Etats-Unis sur le commerce.

"Après une fin de semaine un peu poussive due à des inquiétudes sur ce dossier, dont une rencontre qui n'aurait finalement pas lieu entre le président américain Trump et son homologue chinois Xi Jinping ainsi que des divisions entre les deux camps, les nouvelles sont aujourd'hui plus rassurantes", estime Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.

A moins de trois semaines de l'échéance fixée par Donald Trump avant une nouvelle salve de sanctions commerciales contre la Chine, son représentant adjoint au commerce Jeffrey Gerrish est arrivé à Pékin pour des discussions préliminaires.

La reprise des négociations commerciales intervient alors que le FMI a mis en garde contre une "tempête" sur l'économie mondiale liée, en partie, aux hausses de droits de douane décidées par les deux géants mondiaux.

En outre, "on reparle de ce potentiel sommet entre MM. Trump et Xi, ce qui rassure les investisseurs", indique aussi l'analyste à l'AFP.

"Les négociations qui ont eu lieu jusqu'à présent n'ont pas réussi à réduire les divisions mais les investisseurs continuent cependant d'espérer", renchérit David Madden, analyste pour CMC Martkets.

En Europe, le Brexit revenait sous les feux des projecteurs.

A 46 jours de l'échéance du 29 mars, le négociateur en chef de l'Union Européenne pour le Brexit, Michel Barnier, a appelé lundi à du "mouvement" côté britannique pour éloigner le spectre d'un divorce sans accord. Il a une nouvelle fois prévenu que l'accord de retrait négocié pendant près de 18 mois n'était "pas ouvert à une renégociation".

La baisse des importations en provenance de l'Union Européenne vers le Royaume-Uni en cas de "Brexit dur" menacerait à elle-seule plus de 600.000 emplois dans le monde, selon une étude allemande publiée lundi.

Quant à la croissance britannique, elle a drastiquement ralenti à 1,4% en 2018, au plus bas depuis six ans, pâtissant des incertitudes liées au Brexit.

"Le reste de la semaine devrait être plus animé avec onze publications de résultats d'entreprises et des informations a priori sur le Brexit et des informations contradictoires ou positives qui devraient sortir au fil de l'eau sur les négociations sino-américaines", observe M. Tuéni.

  1. Euronext CAC40

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