La Bourse de Paris clôture positivement, sa pire année depuis 2011

La Bourse de Paris clôture positivement, sa pire année depuis 2011
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a clôturé en hausse (+1,11%) lundi, mais cet ultime sursaut n'a que marginalement réduit les pertes de l'ensemble de 2018, qui atteignent 10,95% soit la pire année depuis 2011 (-16,95%).

L'indice CAC 40 a pris 51,95 points pour terminer à 4.730,69 points vendredi, dans un volume d'échanges moyen de 925 millions d'euros. Vendredi, la place avait fini en hausse de 1,74%.

Cette demi-séance a été particulièrement calme en l'absence de nombreux investisseurs. Les Bourses de Francfort, Tokyo, Shanghai sont complètement fermées. Celle de Londres n'ouvrait que pour une demi-journée aussi, tandis que celle de New York est pour sa part ouverte comme d'habitude.

Wall Street s'apprêtait pour sa part à débuter en hausse. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,90%, celui de l'indice élargi S&P 0,76% et celui du Nasdaq, à dominante technologique, 0,95%.

"Le marché a poursuivi aujourd'hui son rebond entamé en fin de semaine, encouragé par des commentaires de Donald Trump sur des avancées dans les discussions avec la Chine en matière commerciale", a souligné auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué de Diamant bleu gestion.

Ce message vient s'ajouter aux propos du président chinois Xi Jinping qui a assuré samedi lors d'une conversation téléphonique avec son homologue américain que les dirigeants des deux pays souhaitaient des "progrès continus" dans leurs relations, selon l'agence d’État chinoise Xinhua.

"En l'absence de toute autre actualité, ces déclarations ont aidé les investisseurs à se positionner pour un début d'année un peu plus favorable, même si le conflit commercial restera un sujet d'inquiétude pour l'an prochain", avec "la question du Brexit, celle plus globale d'un ralentissement économique et celle de l'attitude des banques centrales", a ajouté M. Larrouturou.

L'année écoulée s'est révélée pour sa part "pire qu'anticipé, a-t-il relevé, car si les sujets d'inquiétude existaient, personne n'imaginait que cela entraînerait une chute aussi significative des indices européens".

Du côté des indicateurs, l'agenda est particulièrement dégarni, à l'exception de l'activité manufacturière en Chine, qui est passée en décembre sous un seuil critique, se contractant pour la première fois depuis plus de deux ans.

"Mais ce mauvais chiffre a été éclipsé par le tweet de Donal Trump" faisant des commentaires positifs sur les relations commerciales avec la Chine, a observé l'expert de Diamant bleu.

  1. Euronext CAC40

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