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La Bourse de Paris dépitée par l'animosité de Trump à l'égard de la Chine

La Bourse de Paris dépitée par l'animosité de Trump à l'égard de la Chine
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a clôturé en net repli mardi (-1,61%), dépitée par l'animosité affichée par Donald Trump à l'égard de la Chine, au moment où les deux pays doivent reprendre leurs discussions commerciales.

L'indice CAC 40 a baissé de 90,03 points à 5.511,07 points, dans un volume d'échanges étoffé de 3,9 milliards d'euros. La veille, il avait fini en léger repli de 0,16%.

"Cette semaine s'annonçait comme la plus risquée de l'été, du fait des éléments à digérer et aujourd'hui c'est la partie commerciale qui pose problème avec une nouvelle sortie de Donald Trump qui attaque frontalement la Chine", a expliqué auprès de l'AFP Andrea Tuéni, un analyste de Saxo Banque.

Donald Trump a vivement critiqué la Chine mardi, alors que les négociateurs américains venaient à peine d'arriver à Shanghai pour y relancer les négociations visant à mettre fin à la guerre commerciale entre les deux pays.

"Même si personne n'espérait une issue dès cette semaine, cela apporte une nouvelle confirmation que ces négociations ne sont pas prêtes d'aboutir", a souligné M. Tuéni.

"Aux niveaux soutenus où se trouvent les indices actuellement, il suffit de peu de choses pour perturber le calme apparent, a-t-il ajouté. D'autant que le marché était déjà sur la réserve du fait de la réunion de la Fed".

La Banque centrale américaine (Fed) a entamé mardi une réunion monétaire à l'issue de laquelle elle devrait abaisser légèrement ses taux directeurs pour la première fois depuis 11 ans, selon les marchés, alors que le président Donald Trump réclame "une forte baisse".

Les indicateurs du jour ont aussi contribué à la défiance ambiante.

En France, la croissance économique a plafonné à 0,2% au deuxième trimestre et les dépenses de consommation des ménages ont reculé.

Côté allemand, le moral des consommateurs devrait de son côté s'assombrir en août pour le troisième mois d'affilée, selon le baromètre de l'institut Gfk, tandis que les prix à la consommation sont légèrement remontés en juillet.

En matière de valeurs, Capgemini a pris la tête de l'indice CAC 40 (+2,57% à 115,60 euros), tirant finalement profit d'un bénéfice net en hausse de 23% sur le premier semestre et de la confirmation de l'ensemble de ses objectifs pour l'exercice en cours.

Air Liquide a gagné 0,76% à 125,20 euros, fort d'un bénéfice net en hausse de 1,8% au premier semestre.

Ipsos a été porté (+4% à 24,70 euros) par un relèvement de recommandation.

Engie a perdu en revanche 1,92% à 14,04 euros.

Maisons du Monde a plongé de 16,48% à 17,49 euros, plombé par des marges en repli au premier semestre, même s'il a confirmé ses objectifs annuels.

  1. Euronext CAC40

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