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La Bourse de Paris choisit d'attendre la Fed sans s'exposer

La Bourse de Paris choisit d'attendre la Fed sans s'exposer
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a fini quasi à l'équilibre (+0,09%), préférant ne pas s'exposer, partagée entre l'espoir d'une Réserve fédérale américaine accommodante et des tensions toujours importantes au Moyen-Orient.

L'indice CAC 40 a pris 5,14 points à 5.620,65 points, dans un volume d'échanges peu étoffé de 2,8 milliards d'euros. La veille, il avait fini en petite hausse de 0,24%.

La cote parisienne a ouvert à l'équilibre avant de s'enhardir un peu pour finalement y revenir en toute fin de séance.

"Le marché s'est montrée relativement optimiste aujourd'hui" pendant une bonne partie de la séance. La cote était polarisée sur la Fed avec l'espoir d'une nouvelle baisse des taux directeurs et un discours très accommodant", a souligné auprès de l'AFP Daniel Larrouturou, gérant actions chez Dôm Finance.

Jerome Powell, le président de l'institution, devrait annoncer dans la soirée une légère baisse des taux directeurs pour compenser les risques que font peser les tensions commerciales sur l'économie américaine.

La cote a d'abord "plutôt décidé à négliger les aspects inquiétants", comme les tensions au Moyen-Orient, a complété M. Larrouturou.

Mais mercredi en fin d'après-midi, le porte-parole du ministère de la Défense de l'Arabie saoudite a affirmé que les attaques contre deux de ses installations pétrolières provenaient du "Nord" et ont été "incontestablement" parrainées par l'Iran.

Cela a un peu refroidi les investisseurs, alors que la situation semblait en voie de normalisation après la confirmation par le ministre de l'Energie que la production pétrolière de son pays serait rétablie fin septembre.

- Ipsos propulsé -

A six semaines de la date du Brexit, les responsables européens ont en outre alerté mercredi sur le "risque très réel" d'un divorce brutal du Royaume-Uni et de l'UE, après la rencontre infructueuse Johnson-Juncker de lundi, appelant à ne "pas faire semblant de négocier".

Du côté des indicateurs, les mises en chantier de logements pour août aux Etats-Unis ont augmenté plus que prévu en août pour atteindre leur plus haut niveau depuis juin 2007.

Sur le front des valeurs, EDF a gagné 3,18% à 10,70 euros. Le groupe estime qu'il n'aura pas à arrêter de réacteur nucléaire malgré la découverte récente de problèmes de fabrication sur certains composants, qui concernent six réacteurs en exploitation. Mais l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) doit encore se prononcer d'ici à quelques semaines.

Ipsos a été galvanisé (+5,99% à 26,55 euros) par un relèvement de sa recommandation à "sur-performance" contre "neutre" auparavant par Exane BNP Paribas.

Airbus a gagné 0,71% à 122,82 euros. Selon le groupe, la flotte mondiale d'avions de ligne va plus que doubler au cours des 20 prochaines années, ce qui va entraîner un besoin de 39.210 avions et cargo neufs d'ici à 2038.

Les valeurs pétrolières ont évolué en ordre dispersé sur fond de recul des cours. Total a progressé (+0,34% à 48,02 euros), tandis que CGG a perdu 1,34% à 2,21 euros, TechnipFMC 1,70% à 21,95 euros et Vallourec 2,52% à 2,71 euros.

Rothschild & Co a été pénalisé (-2,39% à 26,55 euros) par des résultats semestriels en net repli.

  1. Euronext CAC40

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