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La Bourse de Paris inébranlable (+0,42%) en dépit de la saga du Brexit

La Bourse de Paris inébranlable (+0,42%) en dépit de la saga du Brexit
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris continuait à garder le moral (+0,42%) mercredi à mi-séance, en dépit du rejet mardi par les parlementaires britanniques, largement anticipé, du nouvel accord sur le Brexit, les investisseurs semblant désormais s'attendre à un report de la date de divorce.

A 13H36 (12H36 GMT), l'indice CAC 40 progressait de 22,13 points à 5.292,38 points, dans un volume d'échanges de 796 millions d'euros. La veille, il avait fini à l'équilibre (+0,08%).

Après une ouverture en léger repli, la Bourse de Paris est rapidement repassée dans le vert, maintenant cette tendance au cours de la matinée.

Wall Street s'apprêtait pour sa part à ouvrir dans le vert. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average gagnait 0,15%, tandis que l'indice élargi S&P montait de 0,30% et que le Nasdaq, à dominante technologique, progressait de 0,40%.

"On serait tenté de qualifier le vote des députés britanniques, hier soir, de rebondissement sans surprise!", a estimé dans une note Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

Les parlementaires britanniques ont rejeté mardi soir, par 391 voix contre 242, le Traité de retrait de l'UE, malgré d'ultimes modifications annoncées lundi par Theresa May à l'issue d'une rencontre à Strasbourg avec le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.

Les députés britanniques doivent désormais se prononcer ce mercredi, vers 19H00 GMT, sur la possibilité de sortir de l'Union européenne sans aucun accord.

Si cette option du "no deal" est rejetée mercredi, le Parlement votera à nouveau jeudi, cette fois sur une proposition de report "limité" du Brexit.

Mercredi, un groupe de députés devrait proposer un plan alternatif prévoyant de repousser le Brexit jusqu'au 22 mai, avec une série d'accords provisoires avec l'UE jusqu'en 2021.

Le Royaume-Uni devra se positionner clairement sur le type de relation post-Brexit qu'il veut bâtir avec l'UE, pour que celle-ci puisse se prononcer sur un éventuel report de la date du divorce, a toutefois souligné mercredi le négociateur en chef de l'UE Michel Barnier.

"Le refus d'un Brexit négocié par une large majorité des députés britannique a balayé les espoirs d'une solution plus rapide que prévu" et le "probable vote d'un refus de sortie non négociée ce soir devrait prolonger cette incertitude", a complété M. Pichard.

"Les tribulations autour du Brexit sont loin d'être terminées. Il faut s'attendre a minima à de la volatilité sur la livre sterling, sans contagion notable aux autres actifs", a abondé Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Dans ce contexte, "la seule éclaircie du jour est à mettre sur le rebond plus marqué que prévu de la production industrielle dans la zone euro en janvier, signe que l'économie de région pourrait se stabiliser après avoir nettement ralenti l'année dernière", ont relevé dans une note les experts de Mirabaud Securities Genève.

La production industrielle dans la zone euro est repartie à la hausse en janvier par rapport à décembre (+1,4%), après un recul de 0,9% le mois précédent, a annoncé mercredi l'Office européen des statistiques Eurostat.

Outre-Atlantique sont attendues les commandes de biens durables et les dépenses de construction pour janvier.

- Maisons du Monde en queue de peloton -

En matière de valeurs, Maisons du Monde perdait 9,06% à 20,28 euros, affecté par un repli de son bénéfice net, ressorti en dessous des attentes.

Rubis évoluait en hausse (+2,89% à 51,70 euros) en dépit de l'annonce mardi d'un bénéfice 2018 en retrait en raison d'une perte exceptionnelle liée à sa sortie d'Iran.

ADP s'effritait de 0,18% à 167,90 après que le groupe gérant les aéroports de Paris a été condamné mercredi par le tribunal correctionnel de Bobigny à la peine maximale de 225.000 euros d'amende, 15 ans après l'effondrement du terminal 2E de Roissy qui avait fait quatre morts et sept blessés.

"Toutes les options sont sur la table" concernant une éventuelle part de 20% du capital conservée par l'Etat lors de la privatisation du groupe ADP, a par ailleurs déclaré mercredi sur LCI le ministre de l'Economie Bruno Le Maire.

Mersen montait de 0,52% à 29,15 euros, profitant d'un bénéfice net part du groupe de 56,5 millions d'euros en 2018, en hausse de 50,3%, soutenu par la croissance des ventes et l'amélioration de la performance opérationnelle.

Rothschild and Co reculait en revanche de 0,83% à 29,90 euros, malgré une amélioration de son bénéfice net et de ses revenus sur l'année 2018, grâce à la bonne tenue de son activité liée au conseil financier. L'entité cotée du groupe financier Rothschild a toutefois affiché mardi sa "prudence" pour l'exercice en cours.

GL Events engrangeait 4,14% à 19,64 euros, bénéficiant d'une hausse de ses bénéfices de 20,3% en 2018, conformément à la promesse faite aux marchés d'une "amélioration sensible" de sa rentabilité.

  1. Euronext CAC40

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