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La Bourse de Paris opte pour l'optimisme (+0,83%) avant la rencontre Trump-Xi

La Bourse de Paris opte pour l'optimisme (+0,83%) avant la rencontre Trump-Xi
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a fini dans le vert (+0,83%) vendredi, voulant finalement croire à une issue positive de la rencontre entre le président américain et son homologue chinois samedi en marge du G20, avec l'espoir d'un apaisement du conflit commercial entre les deux pays.

L'indice CAC 40 a gagné 45,36 points à 5.538,97 points, dans un volume d'échanges moyen de 3,7 milliards d'euros. La veille, il avait fini en léger retrait (-0,13%).

Au cours de la semaine écoulée, l'indice a grappillé 0,19%. Ses gains depuis le 1er janvier atteignent 17,09%.

Après une ouverture à l'équilibre, la cote parisienne a brièvement tergiversé avant de s'engager franchement dans le vert.

"Apparemment, Trump est dans de bonnes dispositions, il est là pour apaiser, arrondir les angles", a commenté auprès de l'AFP Philippe Cohen, gérant chez Kiplink Finance.

"Tout le monde se dit qu'il va certainement trouver un début d'accord", même si l'on n'attend pas d'accord définitif à proprement parler avant le troisième ou quatrième trimestre, a-t-il complété.

Les experts voient en effet peu de chances de parvenir à un accord complet à l'occasion du G20, estimant que l'on peut, au mieux, espérer une trêve qui éviterait l'application de nouveaux droits de douane par Washington.

Le G20 d'Osaka s'est ouvert vendredi dans une relative harmonie, avec un Donald Trump inhabituellement consensuel - si ce n'est une blague très remarquée sur la Russie - mais sans réel progrès sur les dossiers les plus conflictuels, dont le climat.

Sur l'Iran, l'un des grands sujets de crispation du moment, le président américain s'est aussi voulu apaisant.

La Chine a, de son côté, fait savoir qu'elle allait continuer à importer du pétrole iranien, malgré les sanctions imposées par les Etats-Unis après leur retrait de l'accord nucléaire de 2015.

Côté statistiques, l'inflation en zone euro était stable en juin par rapport à mai à 1,2% sur un an.

En France, la consommation a retrouvé des couleurs: en mai, les dépenses des ménages en biens ont progressé de 0,4%, après avoir déjà rebondi de 0,3% lors du mois précédent. La hausse des prix à la consommation a accéléré en juin à 1,2% sur un an, après 0,9% en mai.

Outre-Atlantique, la confiance des consommateurs s'est en revanche légèrement érodée en juin à cause des effets de la guerre commerciale menée par la Maison Blanche.

L'activité économique dans la région de Chicago a soudainement calé en juin.

Enfin, l'inflation aux Etats-Unis a ralenti en mai à 1,5% sur un an.

"Cela donne de la latitude à la Fed pour baisser ses taux sans subir la pression de Donald Trump", a estimé M. Cohen.

- Alstom à la traîne -

En matière de valeurs, Alstom a souffert (-1,51% à 65,30 euros) d'un abaissement de sa recommandation à "neutre", contre "acheter" auparavant par Bank of America Merrill Lynch.

Boiron s'est adjugé 1,36% à 37,35 euros pour la reprise de sa cotation. La Haute autorité de santé a dressé vendredi un constat scientifique implacable pour justifier le déremboursement de l'homéopathie.

Vivendi est monté (+1,68% à 24,21 euros) après qu'Editis, deuxième groupe éditorial français appartenant à Vivendi, est entré en négociations exclusives avec le groupe éditorial L'Archipel pour l'acquisition de 100% de son capital.

Renault a progressé de 1,54% à 55,29 euros. Une conférence de presse de Carlos Ghosn, actuellement assigné à résidence à Tokyo, était fixée pour ce vendredi, mais l'ex-PDG de Renault et Nissan a dû y renoncer en raison d'une "forte opposition" de ses filles, selon ses avocats.

  1. Euronext CAC40

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