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La Bourse de Paris se replie face à de multiples interrogations

La Bourse de Paris se replie face à de multiples interrogations
La Bourse de Paris se replie face à de multiples interrogations ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris reculait mardi à la mi-journée (-0,48%), les investisseurs optant pour la prudence dans un environnement marqué par les craintes sur le budget italien et les interrogations sur la guerre commerciale.

À 13H35 (11H35 GMT), l'indice CAC 40 perdait 25,34 points à 5.274,91 points dans un volume d'échanges de 1,1 milliard d'euros. La veille, il avait fini en net recul de 1,10%.

Après avoir ouvert au-dessus de l'équilibre, la cote parisienne a progressivement glissé dans le rouge, passant sous la barre des 5.300 points.

La Bourse de New York se préparait de son côté à ouvrir en baisse.

Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average perdait 0,57%. Celui de l'indice élargi S&P 500 baissait de 0,51% tandis que celui du Nasdaq, à dominante technologique, reculait de 0,54%.

"L'indice parisien devrait marquer une pause aujourd'hui (mardi), sans direction affirmée, reflétant les interrogations des investisseurs", a commenté Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance.

"Les investisseurs sont prudents face à un possible affrontement politique entre l'Italie et Bruxelles", a notamment relevé David Madden, un analyste de CMC Markets.

Le vice-Premier ministre italien Matteo Salvini a prévenu que son gouvernement ne ferait pas marche arrière sur son projet de budget, prévoyant une aggravation du déficit public à 2,4% du PIB l'an prochain.

En outre, les investisseurs étaient préoccupés par la guerre commerciale que se livrent les Etats-Unis et la Chine et qui assombrit les perspectives de l'économie mondiale, selon le Fonds monétaire international.

"Les Etats-Unis sont enfermés dans une dispute commerciale avec la Chine et M. Trump pourrait également s'attaquer à l'Union européenne", a rappelé M. Madden.

Par ailleurs, les opérateurs surveilleront de près la réouverture du marché obligataire américain, après un jour férié.

Les taux d'intérêt aux États-Unis sont soudainement remontés la semaine passée, suscitant les interrogations des investisseurs.

- Valeurs pétrolières dans le vert -

Du côté des indicateurs, l'agenda était peu garni en dehors de la balance commerciale allemande pour août, qui a enregistré un excédent de 18,3 milliards, en hausse par rapport à juillet.

Airbus perdait 2,22% à 101,32 euros après l'annonce par le conseil d'administration du consortium européen du choix de Guillaume Faury pour succéder à Tom Enders à la tête du géant aéronautique.

Les valeurs pétrolières montaient dans le sillage des cours du brut, à l'instar de TechnipFMC (+2,72% à 26,41 euros) et de Total (+0,87% à 54,52 euros).

Le secteur bancaire, qui a souffert lors des dernières séances en raison des craintes entourant le budget italien, était à nouveau mal orienté. BNP Paribas lâchait 0,78% à 50,75 euros, Société Générale 0,47% à 36,13 euros et Crédit Agricole 0,27% à 12,34 euros.

Capgemini prenait 0,64% à 110,00 euros, profitant de l'annonce du rachat de l'agence Doing, basée en Italie, renforçant ainsi sa présence dans le numérique.

Solvay cédait 0,57% à 113,30 euros, dans la foulée de l'annonce de la nomination de Ilham Kadri en tant que nouvelle présidente directrice générale, pour succéder officiellement à Jean-Pierre Clamadieu, président d'Engie, en mars 2019.

Ipsen était pénalisé (-6,02% à 130,35 euros) par un abaissement de sa recommandation à "sous-performance" contre "neutre" précédemment par JPMorgan.

Theradiag se repliait de 8,13% à 1,13 euros, pénalisé par l'annonce du départ prochain de Michel Finance, directeur général de l'entreprise depuis 2011.

  1. Euronext CAC 40

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