La Bourse de Paris prudente face à un calendrier politique chargé

La Bourse de Paris prudente face à un calendrier politique chargé
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris se maintenait dans le rouge lundi en milieu de journée (-0,54%), dans le sillage des marchés asiatiques, avant une nouvelle session de négociations commerciales entre hauts responsables chinois et américains.

A 13H50 (12H50 GMT), l'indice CAC 40 cédait 26,56 points à 4.899,26 points dans un volume d'échanges d'environ 800 millions d'euros. Vendredi, il avait fini en hausse de 1,11%.

Après avoir démarré en baisse, la cote parisienne continuait de marquer une pause.

Wall Street se dirigeait de son côté vers une ouverture en baisse.

Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average reculait de 0,40%, celui de l'indice élargi S&P de 0,48% et celui du Nasdaq, à dominante technologique, de 0,54%.

Négociateurs américains et chinois se retrouvent mercredi et jeudi à Washington pour tenter de dessiner les contours d'un accord commercial, à un mois de l'expiration de la trêve dans l'affrontement que se livrent les deux premières économies du monde.

"Les investisseurs attendent que les réunions de mercredi et jeudi débouchent sur de réelles avancées", affirme le courtier Aurel BGC.

"Les investisseurs voudront peut-être rester prudents avant une semaine pour le moins chargée: discours des banques centrales, vote sur le Brexit au Parlement et publication de plusieurs données importantes par les États-Unis", souligne Pierre Veyret, analyste pour ActivTrades.

En Europe, les députés britanniques votent mardi plusieurs amendements sur le Brexit visant principalement à réclamer une renégociation du traité de retrait, à empêcher un Brexit sans accord, à retarder le divorce ou encore à obtenir l'organisation d'un second référendum.

Aux Etats-Unis, les publications de statistiques économiques de novembre et décembre devraient progressivement reprendre avec la reprise du travail des fonctionnaires fédéraux américains.

Les Américains sont sortis vendredi de l'impasse budgétaire qui paralysait en partie depuis plus d'un mois les administrations fédérales. Mais le président américain Donald Trump a menacé d'un nouveau blocage à partir du 15 février si aucun consensus n'était trouvé sur son projet de mur à la frontière mexicaine.

Les annonces de résultats trimestriels d'entreprises se poursuivront cette semaine avec des poids lourds du secteur technologique.

Mais "la vedette de la semaine sera M. Powell", le patron de la banque centrale américaine (Fed), qui s'exprimera mercredi soir, tandis que la Fed devrait confirmer la pause qu'elle a signalée dans son cycle de hausses de taux, affirme le courtier Aurel BGC.

Côté statistiques, la croissance des crédits accordés par les banques de la zone euro aux particuliers et aux entreprises de la région est restée quasiment stable en décembre.

- Le luxe à la traîne -

Sur le tableau des valeurs, l'action Alstom perdait 2,83% à 35,34 euros. Le groupe français a confirmé qu'il avait avec l'allemand Siemens proposé de nouvelles concessions à la Commission européenne sans avoir la certitude d'obtenir son feu vert à leur union.

Le titre Kering cédait 1,19% à 416,20 euros. Le propriétaire de Gucci risque un redressement fiscal d'environ 1,4 milliard d'euros en Italie, selon un premier "audit" rendu par les autorités fiscales de la Péninsule qui le soupçonnent d'avoir déclaré en Suisse des activités menées en Italie, ce qu'il conteste. Les autres géants du luxe étaient à la peine, tels que LVMH (-1,63% à 256,85 euros).

L'action Altran se repliait de 2,02% à 8,27 euros après qu'une cyberattaque survenue le 24 janvier a nécessité la déconnexion du réseau informatique et des applications du géant du conseil en technologie, sans occasionner de vol de données.

Le titre Atos s'effritait de 1,22% à 76,26 euros, Goldman Sachs ayant repris son suivi avec une recommandation à "neutre".

L'action Renault abandonnait 1,46% à 60,27 euros. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a affirmé qu'il serait "extrêmement vigilant" sur le montant des indemnités de départ de l'ancien PDG de Renault, Carlos Ghosn, en détention au Japon.

Le titre SMCP lâchait 4,79% à 15,64 euros, alors que le groupe ayant franchi le cap du milliard d'euros de ventes en 2018 grâce à une multiplication des ouvertures de magasins.

L'action Lagardère baissait de 2,54% à 23,01 euros. Hachette Livre est entré en négociation pour acquérir la totalité de la société de jeux de société Gigamic.

Le titre CGG progressait de 5,47% à 1,64 euro, porté par une recommandation à l'achat de Kepler Cheuvreux.

  1. Euronext CAC40

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