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La Bourse de Paris termine à l'équilibre (+0,04%) à 4.694,38 points

La Bourse de Paris termine à l'équilibre (+0,04%) à 4.694,38 points
Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018ERIC PIERMONT

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La Bourse de Paris a terminé quasiment à l'équilibre (+0,04%) vendredi dans un marché extrêmement nerveux et influencé par des échéances techniques, ne parvenant pas à rebondir malgré un discours assoupli de la Banque centrale américaine.

L'indice CAC 40 a pris 1,92 point à 4.694,38 points dans un volume d'échanges élevé de 7,2 milliards d'euros. Au cours de la semaine écoulée, l'indice a perdu 3,28%. Depuis le 1er janvier, il a chuté de 11,64%.

Après une ouverture en léger recul, la cote parisienne a fluctué dans le rouge, entraînée par l'expiration de contrats futurs, puis s'est s'approchée parfois de l'équilibre avant de s'enfoncer à nouveau dans un climat de forte volatilité.

Wall Street a ouvert en petite hausse vendredi, aidée peu après par des propos du patron de la banque centrale de New York à l'issue d'une semaine chaotique, entre hausse de taux de la banque centrale américaine (Fed) et menace de paralysie des administrations fédérales.

"Le marché cherche à reprendre des couleurs sans y parvenir" car "le chemin est difficile", a commenté pour l'AFP Daniel Larrouturou, directeur général délégué chez Diamant bleu gestion.

La séance a été marquée par un phénomène technique important: "l'expiration des contrats à terme à la fois sur le CAC 40 et surtout sur l'Euro Stoxx 50 (indice qui regroupe 50 sociétés de la zone euro) a entraîné dans un premier temps le marché à la baisse", a détaillé l'expert.

Puis la cote parisienne a connu "un rebond technique encouragé par un bon démarrage de Wall Street", lié aux déclarations d'un des membres de la banque centrale de New York, a-t-il ajouté.

Le numéro deux du Comité monétaire de la Banque centrale américaine (Fed), John Williams, a lancé vendredi un retentissant "Je vous ai compris" aux marchés financiers qui craignaient que la Fed ne soit sourde aux avertissements sur un ralentissement de la croissance. Des propos interprétés par les marchés comme une volonté de la Fed de constamment réévaluer la situation et de remettre en question l'idée qu'elle procédera à deux hausses des taux d'intérêt l'année prochaine.

La croissance des Etats-Unis a été un tout petit peu moins forte qu'initialement prévu au 3ème trimestre à cause d'une baisse des exportations, mais s'affiche quand même à +3,4% en rythme annuel. L'inflation sur un an a nettement ralenti en novembre et les commandes industrielles de biens durables ont rebondi en novembre après deux mois de baisse.

Les statistiques ont été moins encourageantes en zone euro.

En France, l'Insee a revu à la baisse la croissance au troisième trimestre à 0,3%, la consommation des ménages s'est repliée en novembre et le climat des affaires a "nettement fléchi" en décembre, tombant à son plus bas niveau en deux ans.

Le Royaume-Uni a certes enregistré une croissance économique dynamique de 0,6% au troisième trimestre, mais l'activité devrait nettement ralentir avant le Brexit prévu fin mars et qui génère de l'inquiétude.

  1. Euronext CAC40

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