Le Brésil envisage la privatisation ou fermeture de 100 entreprises publiques

(Belga) Le gouvernement du président d'extrême droite du Brésil Jair Bolsonaro a l'intention de "privatiser ou fermer" une centaine d'entreprises publiques pour réduire la dette, a indiqué mardi le nouveau ministre de l'Infrastructure, Tarcísio Gomes de Freitas.

"C'est tout à fait possible de le mettre en pratique, si on prend en compte le fait que beaucoup de ces entreprises sont des filiales. C'est pourquoi il ne s'agit pas seulement de privatisation, mais aussi de la fermeture d'entreprises qui n'ont aucun sens aujourd'hui", a déclaré le ministre lors d'un entretien à la radio CBN. "Ces fermetures d'entreprises publiques vont aider à soulager le budget, pour que les fonds soient investis dans d'autres priorités", a-t-il ajouté, sans donner plus de détails. Le programme économique de Jair Bolsonaro, d'inspiration ultra-libérale, prévoit d'accélérer et d'intensifier le plan de privatisations initié par le président sortant de centre droit Michel Temer. Durant la campagne, M. Bolsonaro avait affirmé que, parmi les 138 entreprises publiques qui dépendent du gouvernement fédéral, "100 pourraient être privatisées". L'objectif affiché par le nouveau gouvernement est de réduire d'environ 20% la dette abyssale du Brésil, notamment grâce aux privatisations. Le Brésil est un des pays au monde qui compte le plus d'entreprises publiques, dont les mastodontes Petrobras, Eletrobras ou Caixa Economica Federal, qui comptent en outre de nombreuses filiales. En prenant en compte également les entreprises qui dépendent des Etats ou des municipalités, leur nombre total s'élève à 418, d'après une étude récente de la Fondation Getulio Vargas (FGV). La programme de Jair Bolsonaro ne prévoit pas en revanche de privatiser les activités principales de la compagnie pétrolière Petrobras et d'autres entreprises publiques considérées comme stratégiques, mais seulement la cession de certains actifs. (Belga)

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