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Lubrizol: Philippe sera "extrêmement vigilant" sur une indemnisation rapide

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Un mois après l'incendie de l'usine Lubrizol, dont la cause reste inconnue, le Premier ministre Edouard Philippe a assuré vendredi à Rouen qu'il serait "extrêmement vigilant" sur l'indemnisation "complète" et "rapide" des acteurs économiques par Lubrizol, qui a signé deux conventions d'indemnisation.

Le PDG du groupe américain, Eric Schnur, et le président du groupe en France, Frédéric Henry, ont signé en milieu de matinée à la préfecture deux conventions d'indemnisation avec les agriculteurs, les commerçants, les entreprises et les collectivités.

"Lubrizol s'est engagé vis-à-vis des agriculteurs, c'est le premier protocole, vis-à-vis des commerçants et des entreprises, c'est le deuxième protocole, à indemniser au fur et à mesure que le préjudice établi pourrait être démontré et même invoqué par l'ensemble des acteurs", a déclaré Edouard Philippe, accompagné de la ministre de la Transition écologique Elisabeth Borne, lors d'un point presse à la préfecture de Seine-Maritime.

"Nous serons extrêmement vigilants à ce que l'indemnisation soit complète, à ce qu'elle soit rapide, à ce qu'elle soit à la hauteur des attentes légitimes des acteurs", a ajouté Edouard Philippe, rappelant que Lubrizol, en sa qualité de site Seveso seuil haut, est "responsable de l'ensemble des dommages causés par les choses qui interviennent à l'intérieur de son site".

C'est la deuxième fois qu'Edouard Philippe se rend sur les lieux de la catastrophe.

Dans un communiqué jeudi, plusieurs maires de l'agglomération rouennaise ont interpellé le Premier ministre afin que l'Etat reconnaisse l'existence de "victimes" et qu'il déclare "l'état de catastrophe technologique".

Le 26 septembre, vers 02H30, une partie de l'usine Lubrizol et trois bâtiments de Normandie Logistique ont été ravagés par un gigantesque incendie, qui a provoqué un énorme panache de fumée noire de 22 km. Le sinistre n'a pas fait de victime.

Au total, 9.505 tonnes de produits, en majorité chimiques, ont brûlé.

Mardi, le PDG de Lubrizol, Eric Schnur, a réaffirmé que l'incendie s'était déclaré en dehors de l'usine. Mais les investigations n'ont pas permis "de déterminer, à ce jour, la localisation précise du départ" du feu, a indiqué jeudi le procureur de la République de Paris dans un communiqué.

Lors de la seconde réunion du Comité "pour le dialogue et la transparence", qui s'est tenue dans la foulée, la directrice générale de Lubrizol France Isabelle Striga n'a pas confirmé le début de l'enlèvement des fûts restés sur le site, dont 160 sont endommagés. "En tout cas, c'est imminent", a-t-elle répondu.

De son côté, Patrick Berg, directeur régional de l'environnement, a estimé que "la phase de test faisait partie de l'opération".

Mercredi, la préfecture avait indiqué que "le process" de traitement et d'enlèvement des fûts endommagés lors de l'incendie de Lubrizol avait débuté.

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