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Lufthansa, maison-mère de Brussels Airlines, se porte très (très) bien

Lufthansa, maison-mère de Brussels Airlines, se porte très (très) bien

Le géant européen du transport aérien Lufthansa a publié jeudi un bénéfice net record de 2,36 milliards d'euros en 2017, exercice marqué par la fin d'un long conflit avec ses pilotes et la disparition de son rival Air Berlin.

Les analystes interrogés par le fournisseur de services financiers Factset tablaient sur 2,28 milliards d'euros. "Les efforts de ces dernières années ont payé" et "nous avons atteint le meilleur bénéfice de l'histoire de notre entreprise", s'est félicité Carsten Spohr, cité dans un communiqué.

Le quinquagénaire vient de voir son contrat à la tête de Lufthansa prolongé de cinq ans, jusqu'à fin 2023. Comme escompté, la finalisation en décembre d'un accord avec ses pilotes après une dizaine de mouvements de grève a engendré un effet positif, à hauteur d'environ 580 millions d'euros, sur les comptes du transporteur allemand.

Brussels Airlines "consolidé"

La maison mère des compagnies Lufthansa, Swiss, Eurowings, Brussels Airlines et Austrian Airlines a également profité d'une hausse du prix des billets, de la consolidation dans ses comptes de Brussels Airlines (rachetée fin 2016), d'une embellie dans le fret et de l'intégration d'avions auparavant opérés par Air Berlin, deuxième compagnie allemande qui a mis la clé sous la porte à l'automne dernier.

Ses recettes ont progressé d'environ 12% à 35,6 milliards d'euros, conformément aux attentes des analystes. Le groupe a rempli sa promesse en dégageant un bénéfice d'exploitation EBIT ajusté de certains éléments exceptionnels - sa mesure de référence - "supérieur" à celui de 2016. Il a bondi de près de 70% à 2,97 milliards d'euros, multiplié par plus de cinq au seul quatrième trimestre grâce à l'accord sur les salaires et les retraites avec les quelque 5.400 pilotes des compagnies Lufthansa, Lufthansa Cargo et Germanwings.

Moins bien en 2018, notamment à cause du prix du kérosène

Lufthansa va proposer à ses actionnaires un dividende en hausse de 60% sur un an, à 0,80 euro par titre. Depuis le début de l'année, l'action Lufthansa a plongé de 15%, à environ 26 euros, après avoir été multipliée par plus de deux en 2017 pour dépasser les 30 euros, un niveau inédit.

La stratégie de développement simultané d'une offre à petits prix et de prestations haut de gamme, ainsi que l'offensive du groupe dans le ciel européen, avait ravi les investisseurs, dont l'engouement a depuis faibli.

Mais l'action affiche toujours une hausse de 84% en glissement annuel. Pour 2018, Lufthansa table sur un bénéfice "légèrement inférieur" alors que les coûts de kérosène devraient être supérieurs d'environ 700 millions d'euros à ceux de 2017.

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