PSA: l'intégration d'Opel/Vauxhall dope les ventes au 1er semestre

PSA: l'intégration d'Opel/Vauxhall dope les ventes au 1er semestre
Opel/Vauxhall est consolidé dans les comptes du groupe PSA depuis août 2017Daniel ROLAND

Le constructeur automobile français Groupe PSA a annoncé jeudi une hausse de 38,1%, à 2,18 millions de véhicules, de ses ventes mondiales au premier semestre, grâce notamment à l'acquisition d'Opel et Vauxhall, consolidés depuis août 2017.

Sans l'apport de ces marques rachetées à General Motors, la progression des ventes atteint 1,9%, à 1,61 million de véhicules, malgré l'effet du désengagement d'Iran où les ventes n'ont pas été prises en compte en mai et juin.

En Europe, son principal marché avec 1,67 million de véhicules écoulés, le constructeur français affiche un spectaculaire bond de 61,5% là aussi grâce à Opel et Vauxhall --marques essentiellement vendues sur le Vieux Continent--, ce qui lui permet de faire progresser sa part de marché de 6 points à 17,2%.

La progression est de 8,4% pour Peugeot, Citroën et DS seuls, qui grignotent des parts de marché dans les principaux pays, s'est félicité PSA dans un communiqué.

Maxime Picat, directeur de la région Europe, a notamment pointé le succès de "l'offensive SUV" (4x4 urbains) du groupe: "La marque Peugeot termine le 1er semestre en étant la première marque en Europe, tous segments confondus, en matière de ventes de SUV, une performance assez remarquable", a-t-il commenté.

La part de l'Europe est passée de 65% à presque 77% d'une année sur l'autre, sous l'effet conjugué de l'acquisition d'Opel/Vauxhall et du retrait d'Iran.

"Un constructeur avec une assise régionale forte est quelque chose d'essentiel, et on voit bien que nos principaux concurrents mondiaux sont très forts sur nos marchés domestiques. Et (...) là où être un peu régional était considéré comme un point faible il y a quelque temps, dans le contexte géopolitique actuel c'est presque en train de devenir une force", a assuré M. Picat à des journalistes.

"Malheureusement, nous ne sommes pas assez mondialisés, mais nous sommes aussi moins sensibles à toutes les barrières douanières qui pourraient se dresser de-ci, de-là", a-t-il argumenté.

La situation se redresse en outre en Chine et en Asie du Sud-Est où le début de 2017 avait été calamiteux, avec une hausse de 6,9% portée par Citroën (+50,5%).

Le constructeur automobile français est en revanche en forte baisse de 18,6% dans la zone "Moyen-Orient et Afrique", où ses véhicules produits en Iran ne sont plus pris en compte depuis le 1er mai.

Le groupe a annoncé début juin qu'il préparait la suspension de ses activités dans la République islamique, son principal marché étranger en volume, pour respecter les sanctions vis-à-vis de Téhéran imposées par les Etats-Unis après leur retrait de l'accord sur le nucléaire iranien.

PSA a alors minimisé l'ampleur de son retrait, parlant de "moins de 1% de son chiffre d'affaires". Il avait vendu 444.600 véhicules en Iran l'an dernier, soit 12,4% du volume total.

Entre janvier et avril cette année PSA a vendu quelque 141.000 véhicules dans le pays, soit encore 6,5% de ses ventes totales du semestre.

Par marques, les ventes unitaires de Peugeot sont en retrait de 1,9% à cause de l'Iran à tout juste 1 million de véhicules, tandis que celles de Citroën sont en hausse de 8,7%.

Pour DS, marque aux aspirations luxueuses dont les ventes ont progressé de 14%, M. Picat a salué "un succès significatif, après une érosion continue ces quelques dernières années et l'arrivée de nouveaux produits" comme le SUV DS7 Crossback.

Quant au duo Opel/Vauxhall, ses ventes sont en retrait de 6,1% au premier semestre, par rapport aux chiffres communiqués l'an dernier par General Motors. Avec près de 571.000 véhicules, il représente 26% du nouveau PSA.

Le groupe français publiera ses résultats financiers le 24 juillet.

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