Réforme de la SNCF: des pistes pour la concertation

Réforme de la SNCF: des pistes pour la concertation
La ministre des Transports Elisabeth Borne à Paris, le 26 février 2018Eric FEFERBERG

La ministre des Transports Elisabeth Borne a indiqué mardi qu'il y avait "urgence" à réformer la SNCF, mais qu'il y avait "place à la concertation", notamment sur le calendrier de l'ouverture à la concurrence.

"Il y a urgence à agir, parce que le service public ferroviaire, c'est très important pour tous les Français", a estimé la ministre sur RMC et BFM TV.

"La qualité de service (...) n'est pas au niveau attendu" alors que "les contribuables n'ont jamais dépensé autant d'argent dans le service public ferroviaire", a expliqué Elisabeth Borne.

"Personne n'attaque le service public. Ce que veut le gouvernement, c'est un meilleur service public ferroviaire pour tous les Français", a-t-elle insisté.

"Il y a beaucoup de sujets à discuter avec les organisations syndicales" qu'elle prévoit de recevoir "dès jeudi", a-t-elle dit.

"Il y a place pour la concertation", a-t-elle expliqué: le calendrier de l'ouverture à la concurrence, les conditions de transfert des personnels aux nouveaux entrants si la SNCF devait perdre un marché, ou le calendrier de la fin des embauches au statut de cheminot à la SNCF.

"Je comprends leur inquiétude. Ca veut dire qu'il faut en parler, et mettre les sujets sur la table. (... ) Ma méthode, c'est le dialogue, la concertation", a souligné la ministre.

Concernant l'ouverture prochaine à la concurrence prévue pour les TER au plus tôt fin 2019 et au plus tard en 2023, "il y a un cadre européen que l'on connaît depuis des années, et si on s'en était occupé avant, il y aurait moins d'urgence", a-t-elle d'ailleurs lâché. "Moi, je préférerais que mes prédécesseurs s'en soient occupés!"

"Le rapport de force, ce n'est pas ce que veut le gouvernement", et "il ne s'agit pas de passer en force", a insisté Elisabeth Borne, interrogée sur les menaces de grève des syndicats.

Concernant les accusations de préparer une privatisation de la SNCF en changeant son statut, Elisabeth Borne est restée très ferme: "C'est toujours des amalgames, comme ça, pour créer de l'inquiétude, et c'est comme ça qu'on n'avance pas. Personne, personne ne parle de privatisation. (...) Ni aujourd'hui, ni demain."

"La SNCF est une entreprise publique qui fait des missions de service public, qui est dans le patrimoine des Français et qui le restera", a-t-elle déclaré.

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