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Ryder Cup: l'Europe "est bien placée pour gagner", selon l'assistant français de Björn

Ryder Cup: l'Europe
Le golfeur français Raphaël Jacquelin lors du HNA Open de France, le 29 juin 2018, à Saint-Quentin-en-YvelinesEric Feferberg

Si aucun Français ne participe à la première édition de la Ryder Cup dans l'Hexagone qui débute vendredi, Raphaël Jacquelin, qui, comme son compatriote Grégory Havret, occupe le poste d'assistant du capitaine européen Thomas Björn, assure à l'AFP que son groupe "est bien placé pour gagner" face à de redoutables Américains.

Q: En quoi consiste votre poste d'assistant?

R: "On a un programme bien chargé. Thomas m'avait prévenu quand il m'a proposé le poste en février dernier à Oman. Il n'était pas obligé de faire appel à moi, donc c'est sympa de sa part. Il ne s'agit pas juste de conduire le capitaine et ses vice-capitaines. On va pouvoir aider dans beaucoup de domaines, en particulier le contact avec le public français, afin qu'il apporte tout son soutien. Greg et moi, on a tous les deux partagé des parties avec tous les joueurs de l'équipe. On connaît très bien leur jeu, leurs forces et leurs faiblesses, c'est aussi pour cela que Thomas nous a pris. L'idée, c'est de mettre les joueurs les plus à l'aise possible".

Q: On imagine que vous aurez aussi un rôle de conseil sur le parcours, que vous connaissez bien?

R: "Avec Greg, on connaît en effet depuis très longtemps tous ses petits recoins. J'y ai joué le championnat de France junior en 1993. Les vice-capitaines et les joueurs le connaissent bien, mais moins que nous. On interviendra au fur et à mesure des journées d'entraînement sur des stratégies, sur des questions que peuvent se poser les joueurs sur les greens ou le sable. Avec la pression qui va monter pour eux, ils auront besoin de petites réponses".

Q: Que représente la Ryder Cup pour vous?

R: "J'ai commencé à jouer au golf à 15 ans, car suite à une blessure j'ai dû abandonner une carrière potentielle dans le foot. Après le Masters, le deuxième événement que j'ai vu à la TV c'est la Ryder Cup, qui a une ambiance incroyable, chose qu'on observe très peu au golf. Des joueurs qui se côtoient toute l'année sans se connaître, qui ne sont pas habitués à vivre ensemble comme peuvent le faire les footballeurs, se retrouvent en équipe. C'est incroyable de ressentir autant d'émotion sur une semaine alors qu'on est d'ordinaire un sport individuel. J'ai hâte de voir comment la pression monte et comment se forme cette énergie collective positive, d'autant que je n'ai jamais assisté à une Ryder Cup sur place et que celle-ci se tient près de Paris".

Q: Que vous inspire la présence de Tiger Woods?

R: "C'est la cerise sur le gâteau, même s'il aurait été présent quoi qu'il arrive en tant que vice-capitaine. Qu'il soit là comme joueur et en plus en forme, parce qu'il ne vient pas pour faire de la figuration, c'est super. Je suis de sa génération. Il a gagné son premier Masters en 1997, année où je suis arrivé sur le Tour européen. C'est le must. C'est un plus pour tout le monde de l'avoir et pour le golf en général. Je l'ai vu jouer de près de nombreuses fois mais c'est toujours un bonheur. Ce n'est jamais le même tournoi quand il est là, il y a toujours un goût différent. Et j'imagine qu'une Ryder Cup avec Tiger Woods c'est encore autre chose".

Q: Que répondez-vous à ceux qui voient les Américains favoris?

R: "Cela a souvent été le cas d'avoir des équipes américaines meilleures sur le papier, mais quand on regarde les résultats, l'équipe européenne se comporte toujours très bien. On a trois joueurs dans le Top 6 mondial comme les Américains. Et sur le Golf national, au vu des profils des uns et des autres, je pense qu'on est bien placé pour gagner".

Propos recueillis par Septime MEUNIER

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