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SNCF: pas de privatisation, "la loi sera sans ambiguïté"

SNCF: pas de privatisation,
Le Premier ministre Edouard Philippe au Palais de l'Elysée, le 9 mai 2018CHRISTOPHE ARCHAMBAULT

Edouard Philippe réaffirme mardi dans un entretien au Monde que la SNCF restera une entreprise publique, précisant que "la loi sera sans ambiguïté" sur ce sujet, mais souligne que le gouvernement ne reviendra pas sur "l’ouverture à la concurrence, la transformation de l’entreprise et la fin du recrutement au statut".

Interrogé sur l'éventualité d'une privatisation de la SNCF, après de nouvelles inquiétudes des syndicats quant à une cession d’une partie de l’entreprise, le Premier ministre est catégorique: "Ma réponse est non. La loi sera sans ambiguïté".

"J’ai exprimé aux organisations syndicales ma fermeté sur certains sujets: l’ouverture à la concurrence, la transformation de l’entreprise et la fin du recrutement au statut. Nous ne reviendrons pas dessus", affirme également Edouard Philippe. "Après, nous pouvons discuter pour améliorer le texte avant son examen au Sénat".

Sur la question de la reprise de la dette par l'Etat, "nous pouvons aussi discuter -pas négocier-", indique-t-il. "Cette reprise se fera-t-elle en une seule fois en 2020 ? En deux fois en 2020 puis en 2021 ? A quelles conditions ? A quel niveau ? Tout ce que je peux dire, c’est que cette reprise de dette ne sera ni minimale ni totale, mais substantielle. J’indiquerai tous ces éléments avant le début de la discussion au Sénat".

Le projet de loi sur la réforme ferroviaire arrivera le 23 mai en commission au Sénat, puis le 29 dans l'hémicycle.

Le Premier ministre souligne également que le mouvement de grève des cheminots "a des conséquences extrêmement pénibles pour un nombre considérable d’usagers et d’entreprises, y compris la SNCF !". "Cette grève a un impact très dur et elle a été conçue pour ça. On peut d’ailleurs s’interroger pour savoir si dans le secteur public le bon usage de la grève est d’avoir l’impact le plus pénalisant sur les usagers. C’est une conception très particulière de ce que doit être un mouvement social".

"Le rôle des syndicats est éminent et il n’a jamais été contesté. Mais dans la définition de ce qu’est l’intérêt général, le Parlement sera à mes yeux toujours plus légitime qu’une organisation syndicale", déclare encore Edouard Philippe, qui "assume des désaccords" avec les syndicats de la SNCF.

"Mais il est faux de dire que nous n’entendons pas ce qui est dit. Après, il y a un débat parlementaire et si la loi est votée, ça devient la loi et elle s’impose à tous", ajoute-t-il.

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