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Wall Street démarre en ordre dispersé après l'accélération de l'inflation

Wall Street démarre en ordre dispersé après l'accélération de l'inflation
Une opérateur au New York Stock ExchangeSPENCER PLATT
 

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La Bourse de New York évoluait en ordre dispersé après l'ouverture mercredi au démarrage de la saison des résultats trimestriels et après l'accélération de l'inflation aux États-Unis en septembre.

À 14H00 GMT, le Dow Jones perdait 0,40%, le Nasdaq avançait de 0,38% et le S&P 500 lâchait 0,16%.

Mardi, l'indice Dow Jones avait perdu 0,34% à 34.378,34 points, l'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, 0,14% à 14.465,92 points et l'indice élargi S&P 500, 0,24% à 4.350,65 points.

La hausse des prix à la consommation est repartie de plus belle en septembre aux États-Unis, l'inflation restant tirée par les prix de l'énergie qui ne cessent de grimper et par les perturbations mondiales de la chaîne d'approvisionnement.

Le mois dernier, l'inflation a accéléré à 0,4% sur un mois, contre 0,3% en août, selon l'indice CPI publié mercredi par le département du Travail, et alors qu'elle était attendue stable par les analystes. Par rapport à septembre 2020, les prix augmentent de 5,4%, plus que les 5,3% de hausse sur un an observés en août.

"Il est évident (...) que les pressions inflationnistes persistent et il est peu probable qu'elles s'atténuent bientôt étant donné la poussée supplémentaire de la hausse des prix de l'énergie et des coûts de logement plus élevés", a commenté Patrick O'Hare de Briefing.com qui promettait une séance boursière "hésitante" mercredi. Les indices ont oscillé entre le vert et le rouge à l'ouverture.

La saison des résultats s'est ouverte avec JPMorgan Chase, BlackRock et Delta Air Lines qui ont tous dépassé les attentes.

Néanmoins JPMorgan perdait 1,19% à 163,39 dollars, ses bons résultats du troisième trimestre ayant été rendus possible par une réduction de ses réserves de crédit, de 2,1 milliards de dollars.

Quant à la compagnie aérienne Delta, en chute de 3,47% à 42,03 dollars, le rétablissement de ses bénéfices a été occulté par la perspective de prix du carburant plus chers qui pourraient peser sur son bilan d'ici la fin de l'année.

De juillet à septembre, l'entreprise a réalisé un bénéfice net de 1,2 milliard de dollars (soit 1,89 dollar par action), moins que le résultat de 1,5 milliard réalisés à la même période en 2019, avant le début de la pandémie.

BlackRock, le premier gestionnaire d'actifs au monde, était salué par les investisseurs (+2,88% à 860,06 dollars) après avoir fait part de résultats trimestriels meilleurs que prévu, profitant de la santé solide des marchés boursiers et donc de la hausse des revenus issus de ses commissions.

Le groupe dirigé par Larry Fink a réalisé entre juin et septembre un chiffre d'affaires de 5,05 milliards de dollars, en hausse de 16% sur un an et supérieur aux anticipations des analystes (4,9 milliards).

Apple, la plus grosse valorisation boursière, flanchait, perdant presque 1% à 140 dollars alors que le groupe risque de ne pas atteindre ses objectifs de production pour son nouvel iPhone avant les fêtes, à cause de la pénurie mondiale de puces électroniques, d'après Bloomberg News.

Le géant de l'électronique avait prévu de fabriquer 90 millions d'iPhone d'ici la fin de l'année, mais il devra se contenter de 80 millions, ses fournisseurs Broadcom et Texas Instruments ne pouvant répondre à la demande.

Les rendements obligataires sur les bons du Trésor à dix ans étaient en léger repli à 1,54% contre 1,57% la veille.

Les investisseurs attendaient la publication du compte-rendu de la dernière réunion monétaire de la Banque centrale américaine (Fed) dans l'après-midi. Les "minutes" de la Fed pourraient donner des détails sur la future diminution du soutien monétaire de la Réserve fédérale avant la prochaine réunion du Comité monétaire les 2 et 3 novembre.

  1. Nasdaq

 




 

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