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Wall Street, misant sur le soutien de la Fed, termine dans le vert

Wall Street, misant sur le soutien de la Fed, termine dans le vert
Wall Street a terminé dans le vert, les courtiers misant sur le soutien de la FedJohannes EISELE

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La Bourse de New York a terminé légèrement dans le vert jeudi, les commentaires d'un responsable de la Banque centrale américaine (Fed) ouvrant la voie à davantage de soutien monétaire permettant d'éclipser les résultats décevants de quelques grands noms de la cote comme Netflix.

Le Dow Jones Industrial Average s'est apprécié de 0,01% à 27.222,97 points et le Nasdaq, à forte coloration technologique, de 0,27%, à 8.207,24 points.

L'indice élargi S&P 500 a gagné 0,36%, à 2.995,11 points.

Les indices ont profité, en fin de séance, des propos de John Williams, président de l'antenne de la Banque centrale américaine (Fed) à New York, qui a estimé que même quand les taux directeurs sont proches de zéro, il ne fallait pas forcément "garder ses cartouches au sec". Traduction, selon plusieurs experts: il a plaidé en faveur d'une baisse des taux d'intérêt, voire d'une baisse marquée de 0,5%.

Or ces baisses sont toujours accueillies positivement à Wall Street car elles diminuent le coût du crédit pour les ménages et les entreprises et apportent ainsi de l'huile dans les rouages de l'économie américaine.

Plus tôt dans la séance, les indices avaient été lestés par le repli des titres de quelques entreprises aux résultats trimestriels décevants, en particulier la chute de 10,3% de Netflix.

Le géant de la vidéo en ligne a subi un revers inattendu au deuxième trimestre en attirant bien moins de nouveaux abonnés que prévu: 2,7 millions là où il en attendait 5 millions.

- 'Nervosité' -

L'assureur santé UnitedHealth, membre du Dow Jones, a perdu de son côté 1,6% après avoir fait part d'un bénéfice inférieur aux attentes.

Les résultats de Morgan Stanley (+0,3%) et d'IBM (+2,7%) ont été mieux accueillis.

La banque d'affaires est parvenue à dépasser les attentes au deuxième trimestre, en dépit d'une baisse de son bénéfice et de ses revenus sur fond de trou d'air pour les activités de courtage et de conseils aux grandes entreprises.

Même s'il n'est pas parvenu à enrayer la diminution de son chiffre d'affaires pour la période avril-juin (-4,2%), le groupe informatique IBM a aussi présenté des résultats meilleurs que prévu et maintenu ses prévisions pour 2019.

Les investisseurs restent aussi sur leurs gardes face à l'absence d'avancées notables dans les négociations commerciales entre les Etats-Unis et la Chine.

Selon le Wall Street Journal, Pékin voudrait que Washington allège les sanctions entourant le géant chinois des télécoms et permette aux entreprises américaines de vendre certains composants à Huawei. Mais aucun consensus n'a encore émergé.

Dans une interview à la chaine CNBC, le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin a aussi reconnu qu'il restait des "problèmes difficiles" à résoudre dans les discussions. Avec le représentant américain au Commerce Robert Lighthizer, il devait s'entretenir au téléphone dans la journée avec leurs homologues chinois.

Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt sur la dette américaine à dix ans s'est replié après les propos de M. Williams et évoluait vers 20H30 GMT à 2,022% contre 2,045% la veille à la clôture.

Parmi les autres groupes ayant dévoilé leurs chiffres trimestriels, le groupe de ventes en ligne eBay et le cigarettier Philip Morris International ont respectivement progressé de 1,90% et 8,22% après avoir fait part des résultats trimestriels dépassant les attentes et avoir relevé leurs prévisions pour l'ensemble de l'année.

Le producteur d'aluminium et de bauxite américain Alcoa est tombé dans le rouge au deuxième trimestre, pâtissant d'une lourde charge liée à la cession d'une participation dans une coentreprise en Arabie saoudite.

Mais hormis ces éléments exceptionnels, Alcoa affiche une petite perte par action de 1 cent, soit mieux que les 13 cents de perte anticipés par les marchés. Son titre a pris 1,12%.

S'il est encore un peu tôt pour évaluer l'ensemble de la saison des résultats, les chiffres semblent refléter jusqu'à présent "un consommateur solide et une industrie fragile", a noté Art Hogan de National Holdings.

"Visiblement les entreprises abordent l'environnement économique actuel avec plus de nervosité que les ménages", a-t-il ajouté.

  1. Nasdaq

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