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Wall Street perturbée par la situation en Europe

Wall Street perturbée par la situation en Europe
Wall Street a nettement reculé à l'ouvertureBryan R. Smith

Wall Street, de retour d'un week-end prolongé, reculait nettement à l'ouverture mardi face aux incertitudes entourant la situation en Espagne et en Italie, les relations commerciales des Etats-Unis et les négociations avec la Corée du Nord.

Vers 14H10 GMT, son indice vedette, le Dow Jones Industrial Average, cédait 0,54% à 24.620,35 points.

Le Nasdaq, à forte composante technologique, lâchait 0,01% à 7.432,99 points.

L'indice élargi S&P 500 abandonnait 0,41% à 2.710,09 points.

La Bourse de New York avait terminé en ordre dispersé vendredi, la chute des cours du pétrole et les incertitudes géopolitiques pesant sur l'humeur des courtiers: le Dow Jones avait lâché 0,24% tandis que le Nasdaq avait gagné 0,13%.

Les turbulences politiques en Espagne et en Italie "ont alimenté un mouvement d'aversion au risque en Europe qui s'est transmis à l'ensemble des marchés mondiaux, qui doivent déjà gérer toutes les hésitations liées aux échanges commerciaux, aux tribulations diplomatiques avec la Corée du Nord et aux problèmes croissants créés par la montée du dollar dans les pays émergents", a souligné Patrick O'Hare de Briefing.

L'Italie était plongée dans l'incertitude mardi avant la formation du gouvernement de l'économiste Carlo Cottarelli, que les partis populistes ont annoncé vouloir rejeter pour rendre au plus vite la parole aux Italiens.

Le gouvernement espagnol de Mariano Rajoy fait de son côté face à une motion de censure déposée par les socialistes qui sera débattue jeudi et vendredi.

"Les dernières épreuves de la zone euro ne sont pas entièrement nouvelles" et "des inquiétudes sur la survie de l'Union européenne et l'euro surgissent régulièrement", a noté M. O'Hare.

Ces turbulences, qui ont fait s'envoler les taux d'emprunt des pays du sud de l'Europe, affectaient aussi les banques américaines: Citigroup perdait 1,48%, Bank of America 1,28% et Goldman Sachs 1,51%.

- Déception pour le dernier "Star Wars" -

"L'évolution de la situation relève pour l'instant plus de l'étonnement que d'une véritable crainte d'une implosion de l'Union européenne", a-t-il ajouté en soulignant qu'in fine la situation en Europe pouvait bénéficier au marché américain, qui continue de faire preuve d'une certaine solidité.

Les investisseurs devaient mieux jauger de cette vigueur avec un indice sur la confiance des consommateurs attendu en cours de séance.

Le marché obligataire américain progressait nettement: signe d'un intérêt accru, le taux de rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait à 2,880% contre 2,931% vendredi soir, et celui à 30 ans baissait à 3,051% contre 3,092% à la précédente clôture.

Autre source de préoccupation pour les acteurs du marché: selon un communiqué de la Maison-Blanche publié mardi, les Etats-Unis continuent de préparer des sanctions commerciales contre la Chine annoncées en mars pour restreindre notamment les investissements chinois aux Etats-Unis.

Parmi les valeurs du jour, le fonds d'investissement KKR reculait de 1,69% après l'annonce du rachat de la société d'édition de logiciels BMC Software pour un montant non dévoilé.

La chaîne de cafés Starbucks, qui mènera mardi dans les établissements qu'elle gère directement aux Etats-Unis une session de sensibilisation sur la racisme qui entraînera leur fermeture pendant plusieurs heures, cédait 0,28%.

Le laboratoire pharmaceutique Allergan, qui a annoncé le rappel de pilules contraceptives aux Etats-Unis en raison d'un problème avec des comprimés placebo, reculait de 1,42%.

Le fabricant de puces Qualcomm perdait 1,04% alors que, selon le Wall Street Journal, les autorités chinoises s'apprêteraient à donner leur feu vert au rachat du néerlandais NXP.

Le groupe de médias Disney abandonnait 0,96% alors que les entrées pour le premier week-end du nouveau film de la saga Star Wars, "Solo: A Star Wars Story", se sont montrées décevantes.

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