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Asile et Migration - La hausse du nombre de demandes d'asile se poursuit au mois d'août

(Belga) L'augmentation du nombre de demandes d'asile en Belgique s'est poursuivie pendant le mois d'août, ressort-il des statistiques publiées samedi par l'Office des Etrangers. Alors qu'en juillet, pas moins de 2.117 demandes de protection internationale avaient été comptabilisées, quelque 2.368 demandes ont été introduites le mois dernier. Parmi les candidats à l'asile figuraient 178 personnes arrivées dans le cadre du programme de réinstallation, comme par exemple des Syriens déjà enregistrés au Liban ou en Turquie. "La situation semble s'être stabilisée au niveau le plus élevé du mois dernier", a indiqué le porte-parole de l'Office des Etrangers, Geert De Vulder.

Il s'agit du nombre de demandes d'asile le plus élevé depuis 2016, lorsque quelque 2.842 demandes avaient été enregistrées. La Syrie, la Palestine et l'Irak se trouvent parmi les trois premiers pays d'origine des demandeurs durant le mois d'août. "Par rapport au mois de juillet, le nombre de demandeurs d'asile provenant de Palestine a fortement augmenté. Ceux provenant de Russie et d'Irak sont également à la hausse. L'Afghanistan, la Guinée et la Turquie restent stables mais à un niveau élevé", note l'Office des Etrangers. En juillet, une hausse de près de 22% avait été constatée par rapport au mois de juin. Le nombre de demandes d'asile avait ainsi bondi de 1.737 en juin à 2.117 en juillet, selon les chiffres du Commissariat général aux réfugiés et aux apatrides (CGRA). Une forte augmentation du nombre de dossiers sous procédure Dublin avait alors été constatée, ce qui prouve qu'il y au sein de l'Union européenne des courants secondaires, relève l'Office des Etrangers. "La Belgique se trouve dans un contexte européen dans lequel le contrôle des frontières extérieures n'est pas totalement rétabli", constate M. De Vulder. "Et nous remarquons également que la politique d'asile européenne ne se déroule pas toujours sans mal. L'application de la procédure de Dublin est particulièrement problématique." L'Office des Etrangers recommande donc de continuer les campagnes de dissuasion dans les pays dits sûrs, pour lesquels le taux de reconnaissance est faible. De telles campagnes ont par le passé porté leurs fruits dans des pays tels que l'Albanie et la Géorgie. En outre, l'OE étudie les possibilités de renforcer l'application de la procédure Dublin. Enfin, l'OE continue à travailler sur une solution européenne pour un contrôle renforcé des frontières extérieures et à lutter contre les flux secondaires. (Belga)

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