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Asile et migration - La situation sur les îles grecques atteint un point critique, dénonce Amnesty

Grèce

(Belga) "Les gouvernements européens n'ayant pas ouvert d'itinéraires sûrs et légaux pour les réfugiés fuyant la guerre, les femmes et les jeunes filles sont exposées à des risques accrus de graves violences", indique vendredi Kumi Naidoo, secrétaire général d'Amnesty International, qui va se rendre vendredi sur l'île grecque de Lesbos. Selon l'ONG de défense des droits humains, la situation sur les îles grecques atteint un point critique.

En prélude à cette visite, Amnesty International publie vendredi les résultats d'entretiens avec plus de 100 femmes et jeunes filles vivant dans des camps et d'autres logements en Grèce depuis mars 2017. La majorité des réfugiés et des migrants qui arrivent en Grèce (un peu plus de 60%) sont désormais des femmes et des enfants. En raison de l'accord migratoire conclu en 2016 entre l'Union européenne et la Turquie, tout réfugié qui arrive sur les îles grecques s'y retrouve bloqué dans des camps sordides financés par l'UE, indique Amnesty. La surpopulation a atteint un point critique, selon l'ONG qui parle de 15.500 personnes pour 6.400 places disponibles. Dans ces camps, les femmes ont expliqué que des gestes quotidiens comme prendre une douche ou aller aux toilettes devenait compliqué voire dangereux, en l'absence de verrous sur les portes de douches ou du faible éclairage. Plusieurs femmes enceintes ont expliqué qu'elles ont dû dormir par terre et qu'elles n'avaient pas accès aux soins prénataux. Le mois dernier, une femme aurait accouché sous une tente sans assistance médicale. L'ONG présente dix demandes visant à améliorer leurs conditions de vie. "Ces femmes demandent aux autorités grecques de cesser de bloquer les migrants sur les îles. Il faut améliorer les conditions d'accueil sur le continent et les gouvernements européens doivent offrir sans attendre aux femmes réfugiées le soutien et la protection auxquels elles ont droit", conclut M. Naidoo. (Belga)

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