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Galileo: Londres pourrait demander à être remboursé après le Brexit

Galileo: Londres pourrait demander à être remboursé après le Brexit
Images de synthèse représentant le satellite européen GalileoJ.HUART
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Le Royaume-Uni envisage de demander à l'UE de lui rembourser son investissement dans le programme européen de navigation par satellite Galileo s'il ne peut pas y participer pleinement après le Brexit, selon un document officiel publié jeudi.

Selon The Times et The Daily Telegraph, Londres pourrait ainsi chercher à récupérer 1 milliard de livres (1,14 milliard d'euros) en compensation des investissements britanniques.

Bruxelles a fait part de son intention de refuser à Londres l'accès au système crypté de Galileo après le Brexit, estimant que cela reviendrait à partager des données sensibles avec un pays non membre de l'UE.

Dans une "note technique" sur la participation britannique à Galileo publiée jeudi, le gouvernement de sa Majesté fait part de sa "forte objection" à son exclusion aux futurs développement du programme après 2019.

"Le Royaume-Uni veut continuer de participer à Galileo", assure le gouvernement britannique dans la note, ajoutant que cette option avait sa "préférence".

Mais "si le futur accès accordé au Royaume-Uni devait être restreint, la contribution passée du Royaume-Uni au financement des actifs spatiaux devrait être discutée", affirme le document.

La note britannique suggère également qu'un tel bannissement aurait pour conséquence une renégociation de la facture du divorce sur laquelle les deux parties s'étaient accordées en décembre, qui se monte actuellement à 39 milliards de livres (40-45 milliards d'euros). Selon le Royaume-Uni, l'accord préliminaire trouvé en fin d'année soutient la continuation de sa participation à Galileo, programme de 10 milliards d'euros utilisé à la fois dans le civil et le militaire.

Des discussions cette semaine à Bruxelles n'ont pas permis de résoudre la question, et "un grand fossé" perdure entre les deux parties, ont indiqué des sources.

Ecarter le Royaume-Uni pourrait retarder le développement de Galileo de trois ans et coûter un milliard d'euros d'investissements supplémentaires à l'UE, ont estimé des sources britanniques.

Et Londres prévient que son exclusion du programme pourrait avoir des conséquences dans la définition de son futur partenariat avec l'UE à 27 en matière de sécurité et de défense.

La position de la Commission européenne est "très claire", a soutenu Margaritis Schinas, porte-parole de l'institution, lors d'un point presse jeudi: "Le sujet est en discussion avec nos partenaires britanniques, les négociations sont en cours", a-t-il dit.

Le Royaume-Uni a joué un rôle important dans le développement de Galileo, alternative européenne au GPS américain qui doit être totalement opérationnel en 2026. Il demande à maintenir son accès au signal sécurisé et à continuer de pouvoir postuler pour obtenir des contrats.

Face à ces difficultés, Londres précise étudier "d'autres solutions pour répondre à ses besoins en matière d'informations sûres et robustes de position, de navigation et de synchronisation, y compris l'option d'un système satellitaire national".

Selon The Times, le bannissement est porté par un groupe de responsables allemands au sein de la Commission, une décision que ne soutient pas la France. L'Espagne, la Suède, les Pays-Bas et les pays baltes ont aussi objecté à cette exclusion, selon le journal.

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